Vu qu’aujourd’hui, les sites relatés comme ayant été les sept merveilles du monde antique ont presque disparu, plusieurs projets de réactualisation de la liste ont vu le jour ces dernières années. Parmi tous ces projets, seuls deux se sont distingués : celui parrainé par la « New Seven Wonders Foundation » et celui de l’American Civil Engineers qui entend établir une liste des sept remarquables ouvrages du XXè siècle.
Origine de la liste des 7 merveilles du monde
Aujourd’hui encore, l’origine historique de la liste des sept merveilles du monde reste encore incertaine. En effet, selon les historiens, la liste que nous connaissons aujourd’hui n’aurait pas été l’œuvre d’un seul auteur mais de plusieurs. Par ailleurs, pendant plusieurs siècles, les sites cités dans la liste auraient fluctué au gré des auteurs. Plusieurs candidats se disputent l’attribution de la liste actuelle. Parmi eux, il y a entre autres Antipater de Sidon, un poète grec ayant vécu au IIe siècle avant JC. En effet, dans l’une de ses œuvres écrite vers 140 avant JC, ce poète relatait déjà sept merveilles architecturales qui l’avaient frappé au cours de ses voyages autour du monde et correspondant parfaitement aux merveilles de la liste actuelle. Mis à part Antipater de Sidon, Hérodote était aussi pendant un certain temps considéré comme ayant été à l’origine de cette liste. En effet, cet historien grec en aurait également fait mention dans ses ouvrages semble-t-il, bien qu’aujourd’hui encore rien n’est moins sûr. Quoiqu’il en soit, les historiens modernes semblent aujourd’hui tous à peu près d’accord pour attribuer la paternité de la liste à Callimaque de Cyrène, un auteur alexandrin ayant vécu au IIIè siècle avant JC. Mais de toutes ces hypothèses, les spécialistes sont au moins sûrs d’une chose : la liste des sept merveilles du monde ne s’est pas faite en un jour mais sur plusieurs siècles.
revenir en hautLes sept merveilles de l’Antiquité
Toutes construites entre 2650 et 297 avant JC, les sept merveilles du monde antique se répartissent sur quatre principaux pays : l’Egypte, la Grèce, la Turquie et l’Irak. La plus ancienne de ces sept merveilles est la fameuse pyramide de Khéops. Erigé voilà maintenant plus de 4500 ans, ce monument de 137 m de hauteur servit de tombeau au pharaon Khéops. Véritable exploit architectural, cette pyramide n’a cessé depuis l’Antiquité de fasciner l’esprit des hommes.
Après Khéops, la deuxième merveille du monde antique fut « les jardins suspendus de Babylone ». Erigés selon les sources en 600 avant JC en l’honneur de l’épouse du roi Nabuchodonosor II, ces jardins auraient mesuré près de 120 m² et se seraient superposés sur quatre terrasses. Selon la légende, les jardins suspendus de Babylone (qui se situe en Irak aujourd’hui) auraient reproduit la faune et la flore des versants montagneux du croissant fertile pour adoucir la peine d’Amyitis, la reine, qui avait la nostalgie de ses terres d’origine. Malgré la mention de ce site dans les sources historiques, les historiens remettent sérieusement en cause son existence durant l’Antiquité. En effet, jusqu’à aujourd’hui encore, aucune fouille archéologique n’a su en révéler des indices probants s’y rapportant.
La troisième merveille du monde fut la statue de Zeus à Olympie. Construite par le sculpteur Phidias aux alentours de 436 avant JC, cette statue d’or et d’ivoire représentait le dieu des dieux souverainement assis dans son trône. Elle fut détruite par un incendie au VIe siècle.
Le temple d’Artémis se trouve également sur la liste des 7 merveilles du monde. Erigé en 550 avant JC à Ephèse, en Asie Mineure devenu l’actuelle Turquie en l’honneur de la déesse grecque Artémis, ce monument se distingua au cours de l’Antiquité par ses dimensions hors du commun et par la subtilité des ornements.
Parmi les 7 merveilles du monde, le mausolée d’Halicarnasse, situé en Asie Mineure, est un monument funéraire construit en l’honneur du roi Mausole en 353 avant JC, frappant l’imagination de ses contemporains par son envergure gigantesque. C’est d’ailleurs à partir de là que les civilisations de la région prirent l’habitude de baptiser « mausolée » les tombeaux de grande dimension.
La merveille du monde antique suivante fut le colosse de Rhodes. Construite vers 292 avant JC pour commémorer la résistance des habitants de l’île de Rhodes contre leur envahisseur (Démétrios Ier Poliorcète), cette statue en bronze avait, selon les spécialistes, quasiment la même envergure que la statue de la liberté. Elle disparut en -224 suite à un terrible tremblement de terre.
Enfin, la septième et dernière merveille du monde antique fut le phare d’Alexandrie. Construit par le roi d’Egypte Ptolémée vers 297 avant JC sur l’île de Pharos, l’édifice s’avéra d’une aide précieuse pour la navigation sous-marine pendant des années avant d’être détruit par un tremblement terre entre de 1340 et 1480.
revenir en hautLes 7 nouvelles merveilles du monde
En 1999, l’homme d’affaires Suisse, Bernard Weber, lance l’idée de réactualiser les sept merveilles du monde antique pour consacrer des ouvrages remarquables du monde moderne ou antique qui sont encore, à la différence des premières, conservées dans un état acceptable. Suite à cette initiative, des milliers de sites postulent au projet mais seuls 21 sont retenus et soumis au vote des internautes de par le monde en 2007. Seuls les sept premiers sites qui ont recueilli le plus grand nombre de votes furent ainsi érigés comme étant les sept nouvelles merveilles du monde. Selon les résultats finaux, ces sept nouvelles merveilles du monde sont donc désormais : la grande muraille de Chine, le site de Pétra en Jordanie, la statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro au Brésil, l’antique cité de Machu Picchu au Pérou, la pyramide de Chichén Itzá au Mexique, le Colisée romain et enfin le Taj Mahal en Inde.
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