Pour ceux qui auront la chance ou la possibilité de découvrir la Cappadoce, ils peuvent déjà se réjouir de ce qu’ils vont découvrir. La région leur réserve d’innombrables surprises qu’ils ne seront pas prêts d’oublier. Ils admireront les cheminées des fées, ils resteront bouche bée devant les collines creusées comme une meule de gruyère, ils frissonneront à l’intérieur des villes souterraines, ils seront envahis par la foi dans les églises plus que millénaires et seront admiratifs devant le travail des tisserands d’Urgup et des potiers d’Avanos.
La vallée de Göreme, un passage obligé
On ne peut parler d’une visite en Cappadoce et ne pas passer par la vallée de Göreme. Les touristes se doivent de visiter cette prestigieuse cité nichée au cœur d’un énorme cirque rocheux où d’innombrables églises creusées dans la roche calcaire rappellent avec fierté la domination du christianisme dans l’antiquité. L’essor que cette religion, établie depuis le IVème siècle, s’est vite propagée dans tous les environs jusqu’au VIIème siècle, pour finir par être rejetée par l’invasion ottomane. Göreme est alors devenu un refuge pour tous les chrétiens qui étaient outragés ailleurs et les hommes d’églises comme les prêtres et les moines y trouvèrent refuge. L’église Saint Basile, l’église à la pomme, l’église Sainte Barbara, et bien d’autres encore sont toutes de vieilles églises qui, aujourd’hui, sont devenues des sites touristiques incontournables, forts d’un passé regorgeant d’histoires fascinantes, dont l’art byzantin se reflète immanquablement sur les décors de fresques colorées, relatant les différentes étapes de la vie du Christ, et dont l’architecture épouse soit, le plan basilical, le plan à nef transversal ou le plan à coupole centrale. Les cheminées de fées s’élèvent jusqu’aux toits de la vallée et de tous ses environs et permettent à chaque instant de comprendre le lent travail d’érosion établi par le vent et le ruissellement des eaux depuis des millions d’années.
revenir en hautA la découverte des villes souterraines
En Cappadoce, le nombre total de villes souterraines s’élève à trente, mais par mesure de sécurité et en dépit de leur vétusté, seules cinq d’entre elles peuvent être visitées par le public. Il s’agit de Kaymakli, de Acigol, de Ozkonak, de Mazikoy et de Derinkuyu. Autrefois, ces villes servaient uniquement de refuge face aux invasions des autres peuples. Mais comme la Cappadoce avait fait l’objet de plusieurs tentatives de domination pendant de nombreux siècles, les habitants ont passé une bonne partie de leur vie enfouie dans ces villes qui, peu à peu, leur servirent de zones d’habitation permanente. Ils y vécurent durant de longues années et de larges cheminées verticales montantes leur permettaient de faire entrer et sortir constamment l’air frais de l’extérieur, tandis qu’un puits leur suffisait largement pour l’alimentation en eau de tous les habitants, hommes et bétail. Comme si ils vivaient sur terre, ils étaient régis par des lois qu’ils devaient respecter, avec des autorités compétentes qui dirigeaient le pouvoir. Ils s’approvisionnaient en nourriture et en fourrage tous les six mois et les stockaient à l’intérieur d’énormes dépôts ou jarres plantées dans le sol pour tenir le tout au frais. L’espace était convenablement aménagé suivant un véritable plan d’urbanisme, de telle sorte que rien ne leur manquait si on ne parle que des cuisines, des dortoirs, des écuries, des églises et même des cimetières. Actuellement, c’est seulement à Kaymakli et Derinkuyu que l’on peut apercevoir tous ces éléments.
revenir en hautD’autres sites à ne pas manquer
Se classant parmi les destinations touristiques les plus prisées durant le passage en Cappadoce, Urgup est devenue, depuis quelques temps, la base départ des curieux avides de découvrir les différents aspects de tout le territoire. Cette petite bourgade envahie de maisons en calcaire, est truffée d’églises et monuments anciens. Pour ceux qui sont à la recherche de sensations fortes, rien ne leur empêche d’escalader les sommets d’Ortahisar pour contempler une superbe vue panoramique sur une bonne partie de la citadelle. Quant à Uschisar, le plus haut sommet de la région, une succession de vallées s’étend au loin et rappelle les buildings et hautes tours des grandes villes. Les volcans ont sculpté la profonde vallée de Soganli où coule une rivière portant le même nom. Au bord des rives, des tufs, composés de lave, de boue et de cendre s’agrippent pour former une belle texture qui se marie harmonieusement à l’ensemble. Dans la vallée d’Ihlara, les paysages différent de tout ce qu’on peut apercevoir à Cappadoce. D’immenses creux parcourus à l’intérieur par un grand canyon qui, jadis, a été creusé par la grande rivière Melendiz, sont peuplés d’une végétation luxuriante composée essentiellement de peupliers, de mousses et d’oliviers, pensez à programmer une balade riche en découverte le long de ces routes pittoresques. L’artisanat local est en plein essor dans la ville d’Avanos, ancienne cité romaine, autrefois appelée Venasa. Célèbre en tapisserie et produits céramiques, on y dénombre 300 ateliers de poterie. Ceci est favorisé par la fameuse argile du fleuve rouge Kizilirmak dont les premières productions datent depuis bien longtemps. Office du tourisme, banques et hôtels sont à la disposition des visiteurs pour un séjour agréable.
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