Il est donc assez logique dans cet ordre d’idée que le matériel et les techniques utilisées par les professionnels ou les adeptes de ces différents types de pêche se distinguent complètement. En ce sens, il faut noter aussi d’ailleurs que même dans le cadre de la pêche sportive elle-même, des distinctions sont également à relever au niveau des méthodes et des matériels employés puisqu’il faut faire aussi la différence entre la pêche en eau douce et la pêche en milieu marin.
Depuis l’avènement de la pêche sportive en France, trois fédérations ont vu le jour pour encadrer et promouvoir les adeptes de cette activité : la Fédération Française de Pêche Sportive au Coup, la Fédération Française de Pêche en Mer, et enfin la Fédération Française des Pêcheurs à la Mouche et au Lancer ! Il faut noter par ailleurs qu’à l’instar des grandes fédérations et des autres disciplines sportives, ces trois fédérations font partie intégrante du Comité National Olympique et Sportif Français.
Pour les aficionados de la pêche de loisir, il faut faire la distinction entre deux principaux types de pêche : la pêche en eau douce et la pêche en mer. En effet, outre les variétés de poissons à capturer et les milieux aquatiques concernés, les méthodes utilisées distinguent principalement ces deux catégories. Ainsi, en ce qui concerne la pêche en eau douce, l’on peut répertorier pas loin de sept techniques différentes pour leurrer et capturer la plupart des espèces peuplant les lacs, les étangs et les cours d’eau sillonnant notre beau pays !
Parmi elles, l’on peut citer par exemple la technique la plus usitée par les professionnels pour « chatouiller » les carpes, les tanches ou encore les ablettes (regroupé dans la famille des poissons blancs) et qu’on désigne communément sous le nom de la « Pêche au coup ». Ce qui caractérise notamment cette méthode par rapport aux autres techniques de pêche en eau douce, c’est la minutie avec laquelle ses adeptes arrivent à faire venir le poisson jusqu’au lieu de leur guet-apens pour le ferrer ! En effet, dans le jargon technique, le « coup » désigne l’endroit sélectionné par le pêcheur pour capturer sa proie. Et pour arriver à un tel exploit, celui-ci devra auparavant s’évertuer à confectionner des appâts spéciaux fabriqués à partir d’une mixture bien particulière composée entre autres de farine et de graines de fleur ou de fruit. Accroché au bout de l’hameçon, l’appât devra être jeté entre 6 et 14 m du rivage pour espérer attirer une quelconque proie ! Réservée à des personnes expérimentées, cette méthode a donné lieu à de nombreuses compétitions nationales et internationales très ardues ! Toutefois, il est assez malheureux de noter que pour l’heure aucune école n’enseigne vraiment cette technique à travers la France ! Aussi, les amateurs n’auront d’autre choix que de trouver directement un professionnel confirmé en la matière pour leur procurer l’assistance et les conseils nécessaires !
Pour les amoureux des salmonidés par contre, la technique dite de la « pêche au toc » leur est seule véritablement indiquée ! Le principe ici consiste à ferrer la truite grâce à des appâts naturels repérés bien avant sur les lieux du duel. Il faut noter cependant que dans ce type de pêche, le choix de l’équipement est primordial, il dépend notamment des dimensions des rivières le long desquelles l’on veut débusquer la belle tachetée !
Les amateurs de poissons carnassiers quant à eux n’auront pas le choix s’ils veulent s’offrir la chance de capturer un jour un valeureux brochet, il leur faudra posséder absolument tous les rudiments de la « pêche au vif » ! Cette méthode consiste en fait à appâter ce genre de poisson au bout de la ligne à l’aide d’un poisson bien vivant ! Notez par ailleurs qu’il arrive bien souvent que les adeptes de la « pêche au coup » fasse appel également à cette technique pour attraper un carnassier venu chasser les poissons sur leur coup et les faire fuir !
Si par contre, vos milieux aquatiques de prédilection sont les rivières et les torrents serpentant les flancs de montagne, alors il vous faudra apprendre à « pêcher au lancer » pour espérer capturer les poissons qui habitent ces cours d’eau. La méthode utilise deux procédés : le lancer dit « traditionnel » et le lancer « ultraléger ». En réalité, ces jargons bien techniques indiquent tout simplement le type de leurre accroché à votre ligne pour appâter le poisson. Comme leur nom le laisse deviner, ces leurres se distinguent en effet de par leur masse. Mais au-delà du poids, les leurres utilisés doivent répondre également aux impératifs de luminosité dictée par l’environnement ambiant. Ainsi, une rivière ou un torrent particulièrement trouble exigera d’utiliser un leurre assez voyant et doré comme la couleur argentée ! Par contre, si le milieu présente une eau assez limpide, alors le mieux sera d’accrocher à votre hameçon un leurre de couleur noire.
Si jusque là vous estimiez que la plupart de ces techniques de pêche en eau douce semblaient abordables avec un peu de bonne volonté et une bonne dose de patience, vous risquer par contre de renoncer très vite avec la technique de la « pêche à la mouche ». En effet, cette technique est celle qui requiert le plus de connaissance et de dextérité parmi toutes les méthodes de pêche en eau douce répertoriées. Pourtant, à la base, son principe reste parfaitement compréhensible : en effet, il s’agit en fait pour le pêcheur de reproduire à partir de différents matériaux en sa possession la silhouette d’un insecte particulièrement apprécié par sa proie pour l’accrocher à son hameçon. Mais c’est à partir de là que le bât blesse car non content d’exiger de celui qui la pratique une profonde connaissance éthologique de l’espèce convoitée, cette technique requiert une dextérité incroyable pour confectionner les « mouches » ou leurres censés représentés des insectes en pleine ponte ou à la dérive ! Quoiqu’il en soit, la technique de la pêche à la mouche se subdivise elle-même en pas loin de cinq catégories différentes selon le type de poisson convoité. On peut ainsi répertorier par exemple les catégories de la « pêche à la mouche noyée », au « buldo », ou encore « à la nymphe » qui font appel à différents leurres pour exciter la curiosité ou l’appétit du poisson ! Enfin, il est intéressant de noter ici que cette technique ne date pas de notre ère puisque certains ouvrages datant de plus de 2200 ans font la description de ses principes de base !
En ce qui concerne la pêche de loisir en mer par contre, on distingue principalement deux méthodes essentielles selon que le pêcheur reste sur le rivage pour tenter de capturer sa proie ou navigue en haute mer pour la poursuivre. Dans la première hypothèse, le procédé de « surfcasting » est le plus usité. Il consiste grosso modo à lancer au plus loin possible dans les vagues à partir du rivage sa ligne et à attendre qu’une proie potentielle réponde à l’appel du leurre. Dans le cas de la pêche au large par contre, le célèbre procédé dit de la « pêche au gros » est utilisé par les passionnés pour ferrer les gros poissons du type espadon. Cette technique a d’ailleurs été popularisée au cours du siècle dernier grâce au célèbre romancier américain Ernest Hemingway qui l’appréciait particulièrement. Malheureusement disparu, le sympathique chanteur Carlos était aussi un mordu de pêche au gros.
revenir en hautPuisqu’elle touche directement aux ressources halieutiques du territoire, la pêche, bien qu’elle soit ludique et sportive, fait, en France, l’objet d’un encadrement législatif bien précis qui édicte un bon nombre de conditions pour sa pratique. Avant de les édicter ici, il faut noter auparavant que chez nous, la législation en vigueur distingue, en ce qui concerne notamment la pêche maritime professionnelle, entre la « petite pêche », « la pêche côtière », « la pêche au large » et enfin « la grande pêche ». En ce qui concerne la pêche sportive par contre, il faut impérativement obtenir ce qu’on appelle la « carte de pêche » auprès d’une des "Associations Agréées de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique" la plus près de chez vous, si vous voulez exercer votre activité favorite sur les réseaux hydrographiques du domaine public ou du domaine privé. Il est aussi possible de se les procurer auprès des vendeurs d’articles de pêche puisque, bien souvent, ces personnes constituent des relais efficaces pour les AAPPMA. En outre, ils sont en mesure de vous renseigner sur la législation locale en matière de pêche ! Cet encadrement particulier de la pêche sportive permet entre autres de financer l’entretien et la gestion des ressources halieutiques de nos cours d’eau grâce aux cotisations exigibles à chaque adhérent des AAPPMA détenteurs de la carte de pêche. Enfin, il faut bien préciser ici qu’une fois en possession de votre carte de pêche, il vous sera impossible de la céder à autrui puisque celle-ci est juridiquement incessible. N’oubliez pas non plus de la porter sur vous chaque fois que vous irez à la pêche. Notez pour finir qu’il existe une panoplie de cartes de pêche en France en fonction de la qualité de son détenteur (mineur ou majeur) et des activités qu’il compte faire avec.
Une fois ces soucis administratifs balayés, il faudra ensuite faire appel aux bons soins des professeurs des nombreux ateliers de pêche jonchant l’Hexagone (il y en aurait près de 450 actuellement) pour vous initier aux rudiments des différentes techniques de pêche en eau douce ou en mer. Pour les trouver, il suffit de se renseigner auprès de l’AAPPMA la plus proche de chez vous.
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