Dans sa conception, le burkini est constitué de 3 ou 4 pièces selon les modèles. Il est composé d’une tunique intégrant des manches longues pour le haut, d’un pantalon pour le bas et d’un bonnet, avec ou sans voile, servant à couvrir les cheveux. Ce vêtement qualifié de « révolutionnaire », croisant la « burka » avec le bikini, a reçu l’aval du clergé islamique australien et connaît ensuite un grand succès auprès des femmes musulmanes d’Australie. Grâce à lui par exemple, certaines australiennes de confession musulmane ont pu suivre les entraînements nautiques destinés aux candidates postulant à la fonction de sauveteur sur les plages.
Le burkini : vers une émancipation de la femme musulmane ?
Compromis pratique pour bon nombre de musulmanes entre le respect de leurs traditions religieuses et de la modernité, le burkini semble signifier un pas vers l’émancipation des femmes dans les pays musulmans. En effet, grâce à cet accessoire, elles peuvent maintenant pratiquer toutes sortes d’activités nautiques qui leur étaient inaccessibles jusque-là, sans avoir à trahir leurs préceptes religieux. Mais, malgré son succès déjà incroyable, le burkini ne fait pas encore l’unanimité au sein même des communautés musulmanes dont certains membres jugent le maillot non conforme aux préceptes de la réligion islamique. En effet, bien que cachant les formes tant qu’il est encore sec, une fois trempé, le burkini laisse percevoir la silhouette à la manière d’un T-shirt mouillé.
revenir en hautLe burkini, un sujet de polémique en France
Introduit en France depuis peu, le burkini est devenu récemment un sujet de polémique sensible dans le pays. A l’origine des faits se trouve Carole, une jeune musulmane de 35 ans qui avait pris l’habitude de se rendre à la piscine de sa localité d’Emerainville, vêtue de son maillot de bain islamique. Interdite de baignade par les maîtres-nageurs de la piscine, la jeune femme alerta les médias pour crier à la ségrégation. Devant la médiatisation de l’affaire, les responsables de la piscine invoquèrent le règlement applicable aux piscines publiques pour justifier leur décision. En effet, selon eux, le règlement interdit le port de caleçons ou de vêtements amples dans les piscines pour des raisons d’hygiène. Le burkini étant un vêtement et non un véritable maillot de bain, il était logique pour eux d’interdire la jeune femme de baignade pour non-respect du règlement afin de préserver la santé des autres nageurs. S’il aurait dû rester un simple fait divers, l’affaire du burkini risque pourtant de prendre de l’ampleur dans les prochains mois, étant donné que la jeune « victime » entend porter l’affaire devant les tribunaux en invoquant la ségrégation. Une situation qui risque une fois de plus d’enflammer les passions dans un pays qui compte près de 5 millions de musulmans.
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