Les pierres précieuses

La formation des pierres précieuses dans les profondeurs du globe terrestre exige du temps, beaucoup de temps. Il faut des millions d’années pour qu’un gisement de pierres précieuses soit exploitable. Cette formation requiert aussi des conditions précises que seules quelques régions arrivent à remplir. A part quelques exceptions comme la Sibérie et l’Oural, les principaux gisements de pierres précieuses se trouvent dans l’hémisphère Sud ( Afrique du Sud, Thaïlande, Namibie, Australie, etc...)

Plusieurs conditions doivent être remplies pour qu’une pierre puisse faire partie de la famille des pierres précieuses. Des conditions telles qu’à l’heure actuelle, seules quatre pierres sont reconnues comme pierres précieuses.

Les pierres précieuses sont des gemmes c’est-à-dire des minéraux de grande valeur caractérisés par leur grande beauté, leur rareté, leur dureté et leur résistance. Ce qui fait que le cercle très fermé des pierres dites précieuses ne compte que quatre membres selon une loi de 1968 : le diamant, le saphir, le rubis et l’émeraude.

Comment reconnaître les pierres précieuses ?

Les pierres précieuses sont composées d’un seul cristal. C‘est le rangement des atomes dans l’espace qui détermine la pierre et c’est ce qu’on entend par structure cristalline. Les pierres précieuses se forment dans les entrailles de la Terre. Les éruptions volcaniques se chargent de les remonter à la surface. Sur l’échelle de Mohs qui mesure la dureté des pierres, et qui va de 1 à 10, ces bijoux obtiennent une note supérieure ou égale à 7,5. Cette résistance exprime la première qualité des pierres précieuses.

La couleur de ces pierres est définie par trois facteurs : la luminance (quantité de lumière de la couleur), la teinte (perception de la couleur) et la saturation (pureté de la couleur). Mais, elles doivent aussi leur couleur à la présence d’impuretés qui renforcent leur beauté. Ces impuretés sont des métaux tels que le chrome, le cuivre, le cobalt, etc... Ces inclusions sont caractéristiques d’une gemme donnée et permettent de distinguer les vraies pierres précieuses des pierres synthétiques. Certaines gemmes ont la particularité de présenter deux couleurs distinctes selon l’angle sous lequel on les observe, c’est ce qu’on appelle le dichroïsme.

La couleur seule ne suffit pas pour rendre une pierre « précieuse », l’éclat entre aussi en compte. Il peut être brillant (à la façon d’un miroir), adamantin (intermédiaire) ou tout simplement vitreux. D’autres facteurs entrent aussi en jeu comme la réfraction, les interférences, la chatoyance (effet œil-de-chat), la transparence et l’astérisme. Cette dernière qualité qui est un effet visuel produisant une étoile à six branches est très déterminante pour la qualité d’une pierre précieuse. Enfin, il ne faut pas minimiser la taille des gemmes qui met en valeur leur qualité. La taille en cabochon est la plus connue, elle consiste à arrondir la pierre. Il y a aussi la taille à facettes, la taille « émeraude », etc...

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A l’encontre des quatre pierres précieuses

Le diamant considéré comme la star des pierres précieuses est incolore. Un diamant complètement transparent est d’une très grande valeur. La palme de la dureté lui revient avec un 10 sur l’échelle de Mohs, ce qui en fait le matériau naturel le plus dur. Le diamant provient de la cristallisation du carbone et c’est une pierre précieuse très rare. Ceci vient du fait que sa formation exige trois conditions sine qua non : haute pression et température élevée (plus de 1000°C), présence de roche en fusion (magmatisme), remontée rapide. En l’absence de cette dernière condition, on obtient du graphite au lieu de diamant. Le plus gros diamant jamais découvert est le Cullinan découvert en Afrique du Sud en 1905. Il pèse 3 106 carats. Les principaux gisements de diamant se trouvent en Afrique (Afrique du sud et en Namibie) et en Sibérie.

L’émeraude ou « pierre vert » a une dureté de 7,5 sur l’échelle de Mohs. Sa formation nécessite la rencontre entre le béryl qui se trouve dans la croûte terrestre et le fer, le vanadium et le chrome qui se trouvent dans le manteau du globe. Ce qui en fait une gemme rare car cette rencontre nécessite de mouvements tectoniques importants. En général, l’émeraude n’est pas transparente, elle doit sa couleur à la présence de vanadium et de chrome. Les impuretés ou inclusions qu’elle contient sont considérées plutôt comme un avantage qu’un défaut. Les principaux gisements d’émeraude se trouvent en Amérique du Sud notamment en Colombie et au Brésil. Une émeraude de 16 300 carats est exposée au palais de Topkapi à Istanbul (Turquie).

Le saphir est une variété de corindon, il est formé d’oxyde d’aluminium. D’une dureté de 9 sur l’échelle de Mohs, il se décline en plusieurs couleurs allant du bleu intense au vert sombre en passant par le jaune, le rose ou le violet. La variété la plus recherchée est le bleu fleur de lis encore appelé bleu cachemire. Le saphir présente généralement des inclusions qui lui donnent après une taille en cabochon de très beaux effets d’astérisme. Les principaux gisements de saphir se trouvent en Thaïlande, au Sri Lanka et à Madagascar. Dans le temps, la France avait un gisement de saphir situé dans le Cantal. Parmi les saphirs les plus célèbres, citons « l’Etoile de l’Inde » de 536 carats de l’American Muséum de New-York et surtout les saphirs représentant les têtes de Washington, Lincoln et Eisenhower de 2 000 carats chacun.

Le rubis est une autre variété de corindon (corindon rouge). Il est aussi formé de cristaux d’oxyde d’aluminium et sa dureté est de 9 sur l’échelle de Mohs. Le rubis est toujours de couleur rouge, couleur due à la présence de chrome et parfois de fer. La couleur la plus recherchée est le « sang de pigeon », une couleur rouge teintée de bleu. Les principaux gisements se trouvent en Birmanie et en Thaïlande. Parmi les rubis célèbres, citons le rubis « Edward » de 167 carats du British Muséum de Londres.

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Le zircon
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