Le monde étant en constante évolution, cette activité qui remonte aux premiers temps de l’homme s’est perfectionnée, se dotant de tous les accessoires utiles pour faire « mouche » à chaque fois. Parmi ces accessoires, depuis quelques temps déjà, le poisson nageur est l’un des favoris des amateurs de grosses farios. Révolutionnant le monde des appâts, les poissons nageurs permettent de folles parties de pêches, dans toutes les conditions possibles et envisageables, où au bout du compte, vous pourriez rentrer chez vous, avec une belle grosse truite dans la musette.
Qu’est ce qu’un poisson nageur ?
Loin s’en faut de penser qu’un poisson nageur est un poisson qui nage ! En effet, les profanes de la pêche vous diront sûrement que tous les poissons sont des poissons nageurs, car ils nagent, ce qui, il faut le reconnaître est vrai. Certes, le poisson nageur est un poisson, mais en bois ou en plastique. Utilisés comme leurre lors de la pêche à la truite, les poissons nageurs sont déclinés en plusieurs tailles, plusieurs modèles, et plusieurs couleurs. Disponible sur le marché, dans les magasins spécialisés, vous pourrez tout aussi bien en créer un de vos propres mains, de façon à disposer d’un leurre qui vous convient parfaitement et qui, espérons le, sera beaucoup plus adapté à votre style de pêche, donc plus maniable.
Leurre réaliste, le poisson nageur imite à merveille toutes les proies dont la truite est friande. Ainsi, ce terme recouvre t-il une grande variété de « poisson nageur », qui bien sûr imite les poissons, mais aussi des grenouilles, des sauterelles et même des écrevisses. Il existe différents types de poissons nageurs, adaptés aux conditions de pêche, mais généralement, un poisson nageur est composé d’un corps, d’armatures métalliques, d’une bavette ( qui conditionne la nage), et bien sur d’un hameçon. Répartis en trois catégories différentes, à savoir les « flottants », les « suspendeurs » et les « coulants », eux même répartis en d’autres sous catégories, chaque poisson nageur dispose de ses caractéristiques qui font qu’un tel est pus approprié qu’un autre dans tel genre de situation.
revenir en hautMatériel de montage
Bien sûr, un poisson nageur fera l’affaire, mais faut il encore avoir le bon matériel de montage. Un matériel standard de pêche conviendrait sûrement, mais pour une plus grande efficacité, opter pour une canne d’action de pointe de 2.40 à 2.70m. Pour le moulinet, un moulinet à tambour fixe de récupération rapide, dotée d’une bobine de 18 à 20/100e fluo sera parfait. Évidemment d’autres configurations sont envisageables, comme une canne courte à action parabolique de 2.20 à 2.40m, accompagné d’un même type de moulinet mais à frein progressif cette fois. En matière de bobine, un fil fluorescent de 20 à 26/100e, contre le 18 à 20/100e précédent sera adopté. D’autre encore pourrons choisir une canne plus courte, dans les 1.80m, accompagnée d’un moulinet à « l’anglaise », et une bobine encore plus fine : 12 à 18/100e. Les conditions de pêches influeront aussi sur votre matériel. Par exemple, si vous ne pouvez entrer dans l’eau, une canne plus longue serait beaucoup plus appropriée, ou encore un moulinet plus puissant, avec un fort ratio, ce qui procure une plus grande vitesse de récupération. Les matériels de montage étant impossible à citer dans leur totalité, il est à souligner que le premier souci est de toujours se sentir à l’aise, car l’objectif premier de la pêche est la détente.
revenir en hautComment et dans quelles conditions les utiliser
Ici, il est à rappeler que les poissons nageurs se divisent en trois catégories, elles mêmes subdivisées en sous catégories. Cette classification des poissons nageurs est basée sur leurs spécificités, qui conditionnent leur utilisation future. En premier lieu, voyons les flottants. Comme leur nom l’indique, les « flottants » flottent dans l’eau. Sans bavette, ils restent en permanence en surface ou très proche et ne plongent que brièvement. Idéal pour les prospections rapides (ils ne restent pas longtemps en profondeur), ces leurres sont également utilisé lors des pêches en bordures ou lorsque le poisson est déjà repéré. Dotés d’une petite bavette ils flottent au repos mais plongent lentement lors de la récupération. Surtout utilisé pour les prospections rapides dans les eaux peu profondes, divers modèles sont disponibles pour le plus grand plaisir des amateurs de pêche. Les modèles de « flottants » dotés de « grande bavette », comme leur homologues, flottent au repos. Mais contrairement aux deux autres, ils plongent rapidement à la récupération, utile pour les prospections en pleine eau, ainsi que pour la prospection des fonds, les grandes bavettes permettant de passer au travers des obstacles. Après les « flottants », viennent les « suspendeurs ». Avec une petite bavette, ces leurres plongent lentement à la récupération puis remontent quand on relève la canne. Surtout utilisé pour les prospections des eaux peu profondes, ces leurres nécessitent une manipulation experte, pour mieux attirer les poissons. Passons maintenant aux suspendeurs grands plongeurs, dotés de grandes bavettes. Utilisés pour la prospection en pleine eau, ce genre de leurre plonge rapidement.
La dernière catégorie concerne les « coulants ». Lorsqu’ils sont sans bavette, mais avec une attache dorsale, ces leurres offrent la plus grande gamme de possibilités de mouvements. Coulant très rapidement, jusqu’à 8m en linéaire et 14m en verticale, ils sont utilisés pour la pêche de poissons actifs sur de grandes étendues. Avec une petite bavette, ces leurres coulent à l’arrêt. A vitesse constante, ils nagent de manière rectiligne, mais remontent si on accélère. Ayant la capacité de couler, ces « coulants » permettent de sonder les fonds, et jouent le rôle de balise. Idéal pour toutes les pêches, les « coulants » montrent la vraie étendue de leur capacité en eaux « mortes ». Les poissons nageurs sont plus ou moins adaptés au style de pêche, aux préférences du pêcheur, mais surtout à l’environnement, afin de bénéficier d’une pêche fructueuse. Pourtant, utiliser un simple poisson nageur ne garanti malheureusement pas automatiquement une bonne pêche. Ainsi, un certain doigté est-il nécessaire. Pour ce faire, rien de plus simple. Manier votre poisson nageur (accélération/décélération brusque, nage moins linéaire…) de manière à mettre l’eau à la bouche aux prédateurs, comme une proie facile. Effet garanti !!!
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