Le 27 juin 1954, on a interconnecté celle-ci au réseau électrique d’Obninsk. Ensuite arriveront successivement trois autres centrales nucléaires. D’abord le 7 janvier 1956 la centrale française de Marcoule en Provence. Puis celle de Sellafield au Royaume-Uni qui sera relié au réseau électrique anglais la même année. Et enfin, il y aura le site de Shippingport aux Etats-Unis, connecté au réseau en 1957. Pour la France, c’est la société nationale EDF qui sera le premier exécutant dans le domaine nucléaire au cours de cette année 1956 par la création du réacteur nucléaire de Chinon. Après ce temps de genèse, la course à l’installation de centrale nucléaire se poursuivra dans le monde entier, en se limitant bien sur aux superpuissances mondiales. L’augmentation de la production électrique d’origine nucléaire entre les années 60 et70, s’est faite de manière exponentielle, passant de un à cent gigawatts en dix ans. Puis, le pic a été atteint vers la fin des années 1980 avec 300 GW au total. Après cette date, le rythme s’est ralenti nettement pour différentes raisons d’ordre social et économique, notamment l’annulation de certain nombre de projets en cours, suite à la pression de l’opinion publique reliée par les mouvements écologiques sur les risques d’intoxication causée par les émissions radioactives, et aussi l’augmentation incessante des coûts de l’investissement dans le secteur, en relation directe avec la longueur de la durée de mise en place des infrastructures des centrales et des coûts des combustibles.
D’où la puissance totale relevée en 2005 qui est seulement de 366 GW. En 2006, on a compté en tout 442 réacteurs répartis dans 31 pays de la planète. Leur production se situe à 370 gigawatts, donc environ 17 % de l’électricité utilisée dans le monde. Parlant de la composition d’une centrale nucléaire, nous allons observer à titre indicatif un cas d’agencement d’un complexe d’exploitation. En général, les infrastructures se divisent en deux parties dont le réacteur nucléaire en amont, et les infrastructures d’accaparement électrique en aval. Les établissements en amont réunissent le bâtiment réacteur (au sein duquel se trouve le réacteur nucléaire proprement dit, les générateurs de vapeurs, un appareil de pressurisation et quelques circuits d’eau assurant une conduite thermique entre le point focal du réacteur et les générateurs de vapeur), les salles de machines abritant notamment les turbines à vapeur, l’alternateur et le condenseur. On y trouve également des bâtiments annexes renfermant les équipements accessoires comme les tableaux électriques, les circuits additionnels transmettant l’approvisionnement de secours par des générateurs diesel, etc.
Et finalement, dans la partie amont se trouve les grosses tours visibles qui sont des aéroréfrigérants atmosphériques. Celles-ci utilisent le plus souvent l’eau de la mer ou d’une rivière pour alimenter le système de refroidissement. Quant à la partie aval du site, elle est composée de quelques postes électriques dont le rôle est d’assurer l’interconnexion de la centrale de production au réseau électrique. Le transfert est garanti par des câbles à haute tension. En principe, toutes ces installations sont complétées par un bâtiment administratif… Maintenant, nous allons passer au procédé technique de l’exploitation. En fait, un ou plusieurs réacteurs nucléaires (8 au maximum) fournissent une grande quantité de chaleur qui sera ensuite captée par de l’eau circulant sous forte pression dans un circuit primaire fermé. Puis, un second circuit de vapeur à haute pression reçoit cette chaleur par le biais d’un générateur de vapeur. Grâce à la forte pression de la vapeur, une turbine tourne à grande vitesse et produit à cet effet une énergie mécanique. Un alternateur transforme à son tour cette énergie mécanique en une tension alternative sinusoïdale. Celle-ci n’est autre que l’électricité effectivement produite. Pour compléter le cycle, on procède à la fin au refroidissement de la vapeur engendrée par la turbine.
C’est ici qu’entre l’intervention de l’aéroréfrigérant atmosphérique. L’émission sortie au sommet des tours de refroidissement est apparemment semblable à une fumée mais celle-ci n’en est pas une puisqu’il s’agit simplement de la vapeur d’eau. Notons que le type de réacteurs varie d’une centrale à une autre. On distingue entre autres le RBMK soviétique qui est un réacteur à eau bouillante modéré au graphite. Toujours une invention soviétique, le WWER est un réacteur à eau pressurisée. Il y a aussi le réacteur à uranium naturel dont la modération est également le graphite. Il se refroidit par le dioxyde de carbone (filière uranium naturel graphite gaz). C’est le modèle utilisé initialement en France par EFD mais il est remplacé plus tard par la filière REP. Toutes les centrales ayant employé auparavant ce type de réacteur l’ont déjà toutes abandonné pour des raisons économiques. Il existe encore d’autres types de réacteurs utilisés à travers le monde mais la liste en sera bien longue. Pour conclure, on tient à vous faire savoir que la puissance électrique produite par une centrale nucléaire varie entre 40 mégawatts à 1 500 mégawatts ou même plus. Parmi les plus performants, on note la grande puissance RBMK soviétique produisant un record de 1 600 mégawatts.
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