La vieillesse crée un affaiblissement physique qui entraîne des défaillances psychiques ou sensorielles, de troubles psychomoteurs, ouvrant la porte à des pathologies multiples parfois graves telles la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Cette diminution physique ou mentale nécessite une assistance médicale, autant que matérielle, psychologique et sociale pour pallier au manque d’autonomie progressif de ces personnes, et combler la solitude.
Par conséquent, les obligations se multiplient ; le logement a besoin d’être aménagé pour leur offrir un niveau de sécurité et de confort maximal et prévenir tous les accidents domestiques. De même, lorsque leur état de santé requiert un régime alimentaire spécialement étudié pour répondre à ses besoins nutritifs, le menu doit respecter ces recommandations. L’aide aux déplacements en cas de diminution physique ajoute à ces contraintes, sans compter l’entretien psychologique et social. Cet ensemble exige temps, patience et moyens que tous ne peuvent pas aisément consacrer.
S’occuper des personnes âgées à leur domicile
Généralement le maintien à domicile reste la solution de prédilection, plutôt que les hôpitaux, maisons de retraite ou autres établissements spécialisés, de plus en plus les personnes âgées, notamment isolées, en perte d’autonomie ou dans un état de santé précaire préfèrent rester dans leur résidence habituelle. Le départ en institution n’est plus obligatoire qu’en cas de lourd handicap ou de suivi médicalisé important. Ce choix leur permet de continuer à vivre dans leur cadre habituel, avec d’autres générations plutôt qu’entre personnes du troisième age uniquement. Cependant, cette nécessité d’une présence permanente impose la plupart du temps une intervention extérieure. Immédiate conséquence, le secteur des services à la personne a enregistré un véritable boum. Parmi toutes les catégories d’activités englobées dans ce domaine, celles rendues aux personnes dépendantes et à la petite enfance demeurent les plus porteuses. Le nombre de personnes employant des salariés à domicile est en pleine croissance.
Les auxiliaires de vie assurent le maintien des personnes dont ils s’occupent, veillent à leur bien-être, agissent comme des compagnons pour atténuer la solitude et de manière générale, accomplissent tous les actes destinés à leur offrir une bonne qualité de vie. Leurs responsabilités incluent donc de manière non exhaustive les activités directement liées à la personne physique telles que nourriture, toilette, habillage, aide à la mobilité, divertissement, accompagnement dans les activités sociales, mais également la gestion quotidien du logement dont entretien et autres tâches ménagères, courses, menus travaux administratifs en accord avec l’entourage. Si les soins médicaux sont dispensés par du personnel qualifié, l’aide gère la prise de médicaments.
revenir en hautAuxiliaires de vie, un métier d’avenir
Face à l’expansion de ce marché prometteur, les gouvernements notamment des pays avancés instaurent des mesures visant à rendre ces facilités accessibles à un plus grand nombre de demandeurs. Ceci afin de stimuler le marché l’aider à se structurer en le rendant attractif pour les entrepreneurs en matière de fiscalité, l’assistance à domicile étant devenue une manne d’emplois inépuisable. En outre, l’ambition est de réduire la part de l’informel encore largement dominant dans le but d’assurer aux personnes âgées des prestations de qualité même à leur domicile. Par ailleurs, l’entourage doit veiller à se prémunir contre des personnes malintentionnées puisque l’auxiliaire de vie a en charge la sécurité de la personne, de ses biens, ses documents administratifs voire une partie de ses finances. Ainsi, ces activités qui comptaient historiquement parmi les jobs étudiants ou les emplois annexes source complémentaire de revenus se professionnalisent et se légalisent pour devenir de véritables métiers.
Les auxiliaires de vie suivent désormais des formations spécialisées en termes de premiers soins, psychologie, hygiène de vie, nutrition. En parallèle, la gériatrie, discipline médicale relative aux soins cliniques des personnes âgées, plus qu’une spécialité de plus en plus prisée, est devenue une vocation. En appréhendant la médecine de manière plus globale et interdisciplinaire, elle a pour vocation d’améliorer la vie des patients, et de les accompagner au mieux jusqu’en fin de vie. Cependant, la présence de ces personnes dédiées au service des personnes âgées a entraîné un désintérêt des jeunes générations, qui ont tendance à se reposer sur ces aides extérieures et finissent par considérer leurs aînés comme un fardeau ou comme quantité négligeable. Or, l’affectif et la solidarité familiale tiennent une grande part dans le dans le maintien de ces personnes, et leur entourage doit prendre conscience de l’importance de leur rôle.
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