En remontant dans le temps, il est difficile de donner la date précise de l’apparition du métier de fabricant de chapeaux. On peut tout de même avancer que les chapeaux et les coiffes en général avaient leur place dans les habitudes vestimentaires et ce à travers les époques. Au cours du XVIIIè siècle et celui d’après, les femmes ont commencé à apprécier le chapeau comme un accessoire de mode indispensable, bien au-delà de leur rôle de protecteur contre la pluie ou le soleil. Pour cela, il leur fallait un chapeau en accord avec leur tenue, les circonstances, leur morphologie et bien évidemment les tendances du moment. C’est ainsi qu’en ces temps, les modistes furent très demandés pour satisfaire ces dames et ces demoiselles.
La profession de modiste
Au regard des grandes créations originales et actuelles que sont les oeuvres des modistes des temps modernes, le métier de fabricant de chapeau a laissé au placard son côté « métier antique » pour une profession associant fraîcheur et créativité. En quoi consiste concrètement le travail d’un modiste ? Pour concevoir un chapeau original, le modiste travaille généralement au sein d’un atelier, seul ou avec d’autres modistes. Autrement, il peut oeuvrer à son domicile lorsqu’il exerce en tant que travailleur indépendant. En maîtrisant bien son art et en sachant développer son portefeuille clients, le modiste de talent a de fortes chances de créer sa propre entreprise ou de reprendre une boutique. Concevant un modèle pour une cliente particulière, pour une collection de haute couture ou encore pour le cinéma, le modiste fait appel à toute sa créativité, son goût pour la mode, son sens de l’esthétique et marie le tout avec les exigences de son client. Dans ce sens, il doit sélectionner les bons matériaux et les textiles adéquats pour réussir son œuvre, et faire preuve d’une innovation originale. Le modiste a ainsi le choix entre la mousseline, les plumes, le feutre, les rubans ou encore les voilettes pour fabriquer un modèle.
revenir en hautOuverture du métier de modiste
De nos jours, le port du chapeau n’est plus réservé aux cérémonies et autres défilés de mode. Cette popularisation du chapeau n’est cependant pas suffisante pour élargir les débouchés du métier de modiste, des débouchés qui sont encore plus ou moins réduits. Comme le modiste fabrique ses produits à la main suivant un processus de production artisanale, la profession doit faire face à une rude bataille contre les chapelleries industrielles, une bataille que seuls les petits ateliers possédant une solide clientèle aisée et régulière peuvent espérer gagner. Le métier de modiste compte aujourd’hui une centaine de professionnels à travers la France. Toutefois, force est de constater qu’il y a peu de chance de voir une augmentation considérable du nombre de modistes en France. Mais cela n’empêche pas que le milieu est en demande de nouvelles recrues pour insuffler un vent de fraîcheur et d’innovation aussi bien dans les méthodes employées que dans les matériaux utilisés.
revenir en hautApprendre le métier de modiste
Pour devenir modiste, un CAP mode et chapellerie peut suffire. De même, l’obtention du BEP orienté vers les professions de la mode et des industries connexes, en choisissant l’option mode et chapellerie, ouvre les voies au métier de modiste. Il est ensuite conseillé au jeune diplômé de poursuivre son apprentissage en vue d’obtenir le baccalauréat professionnel. L’initiation au métier de modiste peut se faire en suivant une formation continue. Le système de compagnonnage permet également d’apprendre les b-a ba du métier auprès des modistes professionnels.
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