La réglementation des activités du courtier est régie par le Livre V du Code des Assurances. C’est un travailleur indépendant, il doit donc être inscrit au registre du commerce et des métiers, et c’est le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie qui contrôle ses activités. Son objectif principal est d’obtenir le meilleur prix pour son client, qui est soit un particulier, soit une entreprise, auprès d‘un organisme assureur. La concurrence entre les différentes sociétés d’assurances est rude, le courtier doit donc être au courant des différentes offres proposées par les assureurs, sinon de négocier pour avoir le meilleur rapport qualité/prix pour satisfaire au mieux son client.
Les attributions et les conditions de travail du courtier en assurance
Le courtier en assurance aura à faire, en premier lieu, des prospections auprès des nombreuses sociétés d’assurance, des banques et des sociétés de crédits, pour connaître leurs offres, tant au niveau des produits et des services qu’au niveau des prix. Il doit connaître tous les secteurs dans lesquels interviennent les compagnies d’assurance : immobilier, crédit, assurance-santé, automobile et autres véhicules, etc... Il fera ensuite un diagnostic des besoins et des problématiques de son client, et a le rôle, en tant que consultant, de présenter à celui-ci les solutions et les types d’assurances qui conviennent à son cas. Plusieurs tableaux sont proposés par le courtier au client, et ce dernier aura à choisir à son tour la formule qui lui convient. Le courtier n’aura pas à imposer quoi que ce soit ; son rôle est de fournir des conseils, de proposer et d’établir, à partir du choix du client, tous les dossiers afférents au contrat d’assurance, y compris la codification et la tarification. Il sera le représentant de son client, et non de la compagnie d’assurance, en cas de sinistre ou de litige, pour rappeler et faire appliquer l’accord convenu entre les deux parties en matière de couverture des risques. Il se doit d’accompagner son client dans toutes les démarches, depuis l’évaluation du type de formule à adopter, jusqu’à l’obtention des indemnités si un sinistre, un accident ou un litige a eu lieu. Ses activités évolueront donc entre des déplacements fréquents et du travail au bureau.
revenir en hautLe profil et les qualités exigées pour devenir courtier en assurance
En tant qu’élément de terrain, il doit être apte à effectuer de nombreux déplacements, ne serait-ce que pour effectuer des prospections. Il doit être capable d’anticiper les besoins de son client selon l’évolution de la situation de celui-ci et doit être en contact permanent avec lui pour prévenir des modifications à apporter au contrat en cas de besoin, et ce toujours au meilleur prix en se souciant au premier abord de l’intérêt de son client. C’est un bon gestionnaire des affaires et des finances et c’est surtout un homme de contact possédant de la diplomatie dans le traitement de ses affaires, prévenant car les coups durs dans le métier ne manquent pas, comme les horaires instables, devant être flexibles en fonction de la disponibilité du client. La connaissance de l’anglais est exigée et une ou deux langues étrangères comme l’arabe et l’italien sont un atout indéniable.
revenir en hautLe cursus d’un courtier en assurance et l’évolution dans le métier
Après le baccalauréat, le futur courtier en assurance fera des études supérieures pour avoir des diplômes d’assurances, de droit et de finances ; ou des études dans un établissement d’enseignement commercial. Au départ, il peut commencer par un bacc + 2 avec un BTS ou un DEUST Assurances ; puis évoluer dans des études de Commerce, Université ou École, en choisissant la filière des assurances pour obtenir une Licence 2 ou DEUG selon la réforme LMD, puis un Master 1 ou Maîtrise, un Master 2 ou DESS, etc... Au fil des expériences et des compétences acquises, un courtier en assurance, ayant travaillé pour un cabinet de courtage, pourra plus tard monter son propre cabinet pour le gérer lui-même et recruter son personnel qu’il devra savoir diriger. A savoir qu’un courtier en assurance touchera ses rémunérations proportionnellement aux valeurs des contrats qu’il obtiendra et des chiffres d’affaires qu’il réalisera, c’est-à-dire en pourcentage, d’où l’intérêt d’évoluer vers le montage de son propre cabinet de courtage.
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