Travailler pour son propre compte en exerçant le métier d’agriculteur

Le métier d’agriculteur
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L’agriculteur, appelé également exploitant agricole, producteur agricole ou tout simplement cultivateur, est une personne exerçant une profession se rapportant essentiellement au domaine de l’agriculture. Les activités agricoles consistent à la culture des terres et à l’élevage des animaux, dans le but de produire des aliments ou d’autres produits couvrant les besoins des habitants en milieu rural et régional, ou à des fins beaucoup plus professionnelles telles que la transformation industrielle. A noter que les héritiers d’un domaine agricole possèdent plus de chance d’exceller dans le secteur surtout s’ils ont acquis des formations spécialisantes.

La fonction classique d’un agriculteur se résume à soigner le sol et à le cultiver. Ces soins s’effectuent préalablement avant la culture proprement dite et sont principalement le ragréage de la terre en usant des engins mécaniques agricoles et sa fertilisation. La culture commence par la semence ou la plantation des plants ou pépinières, s’ensuivent les attentions quotidiennes comme l’arrosage, l’ajout d’engrais, etc.

Les exigences du métier d’agriculteur

Pour réussir dans ce métier, il ne faut pas se contenter d’appliquer les formations obtenues, il faut faire preuve de perspicacité, ce qui nécessite d’autres compétences. Le choix de sa production doit se faire en fonction du marché pour un débouché facile, mais il faut aussi tenir compte de son champ d’activité pour un certain équilibre environnemental et écologique. Ainsi, la maîtrise des ressources naturelles est un grand atout pour l’agriculteur. La polyvalence est également de rigueur pour ne pas dépenser plus et inutilement, en embauchant d’autres personnes. De ce fait, avoir des notions dans la conduite des engins agricoles, dans la maintenance des installations, des machines et d’autres outils semble rentable en temps et en argent. Le vrai professionnel ne se limite pas à la culture et à l’élevage, étant son propre patron, il doit assumer le rôle d’entrepreneur et de gestionnaire dans la tenue des comptes, dans la relation clientèle, dans les négociations auprès des fournisseurs et surtout dans la réalisation des dossiers lors des demandes de subvention.

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Les avantages et les inconvénients du métier d’agriculteur

L’un des plus grands avantages d’être agriculteur est la liberté d’agir selon son bon vouloir sans les contraintes et les pressions des supérieurs hiérarchiques généralement présents dans les autres domaines professionnels. Effectivement, cela est possible puisqu’on travaille à son compte et on devient son propre patron. Le rythme de son travail ne dépend que de son autonomie et de son organisation personnelle. Etant assez disponible, il pourra consacrer suffisamment de temps à sa famille et même transmettre son savoir-faire à ses progénitures. Avec les nouvelles différentes machines agricoles performantes, il suffit de savoir les manipuler pour progresser rapidement dans les travaux relatifs au sol. Lors des périodes de vacances, les touristes apprécient beaucoup les produits des terroirs et préfèrent les gîtes offerts par les habitants ou agriculteurs pour la sensation de retour aux sources, de paix et les diverses activités dont ils peuvent profiter dans ces endroits. Il est donc profitable d’aménager sa propriété pour recevoir des vacanciers.

Ce métier nécessite beaucoup de volonté, de force physique et mentale et pourrait des fois être trop astreignant, vu qu’il est parfois demandé de travailler pendant les week-ends et la nuit et surtout faire appel aux membres de sa famille. Il a été remarqué que le quart des tâches de l’agriculteur nécessite l’aide d’une tierce personne, ce qui occasionne des surplus de dépense relatifs au paiement du salaire de cette dernière. L’un des aléas de cette profession est également les conséquences néfastes des autres facteurs, entrant en jeu dans la production et auxquels l’agriculteur n’a aucune maîtrise comme les phénomènes naturels du genre grêle, vent violent, tempête, invasion des insectes et autres. Ainsi, les conditions climatiques ne jouent pas toujours en sa faveur, malheureusement le système de serre ne peut pas être adapté à une vaste étendue, puisqu’il se limite à des petits jardins potagers. Le mode de culture, les espèces plantées et la nature du sol doivent être en adéquation pour en faire ressortir les meilleurs des récoltes, sinon le cultivateur court à sa perte. La suivie des normes établies sur le marché national et international requiert un énorme investissement, surtout celles relatives aux exigences sanitaires, pourtant le prix de vente fluctue constamment, ce qui amène à une incertitude pesante et à une appréhension à vouloir reproduire si jamais le résultat du bilan est négatif. La gestion des revenus doit absolument tenir compte du rythme de production qui est déterminé par le cycle de vie des animaux élevés ou des plantes. L’un des inconvénients de cette profession est aussi la difficulté à obtenir une subvention auprès des organismes et institutions financières. La majorité des banquiers ont des doutes sur l’avenir du secteur même, ce qui est à l’origine de cette réticence.

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Comment devenir un agriculteur ?

La connaissance tirée d’après l’héritage familial est un plus mais cela ne veut pas dire que ce métier est acquis. On constate que ce secteur intéresse de plus en plus les jeunes d’aujourd’hui d’où la première formation commençant après la classe de 3ème. Cette formation se déroule dans des centres spécialisés dont la majorité des élèves sont âgés entre 15 à 26 ans et dont l’issue est un diplôme d’agronomie. Après deux ans d’initiation, on obtient un CAPA ou un BEPA, selon la spécialisation choisie par l’élève, telle que l’horticulture en production légumière et florale ou pépinière par exemple, ou l’agriculture en usant des machines spéciales dans la production animale ou végétale, etc. Selon la volonté de l’apprenti, il peut continuer ou non, ou choisir le STAV pour 3 ans d’études. A l’issue d’un BTA ou d’un BPA, il est possible de s’orienter vers les études supérieures pour obtenir un brevet de technicien supérieur agronome ou un diplôme d’ingénieur agronome selon la spécialisation existante.

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