De nos jours, les exploitations familiales dominent les activités agricoles. Quant au métier de pêcheur, il est depuis longtemps un emploi qui se transmet de père en fils. Cependant, tous ces secteurs sont en train de s’industrialiser et ont besoin de plus en plus de mains-d’œuvre. Pour les jeunes à la recherche d’un premier emploi, les secteurs forestiers et agricoles demeurent attractifs à condition d’avoir une certaine polyvalence et des spécialisations dans un domaine précis. C’est ainsi que les métiers d’agriculteur et d’éleveur exigent beaucoup de qualités personnelles en plus de la maîtrise du secteur d’activité choisi.
Les formations dispensées dans ces secteurs anticipent sur l’évolution des comportements de consommation de la société. Les grandes industries agroalimentaires recrutent en fonction des nouvelles exigences en matière d’environnement et de sécurité sanitaire. Pour faire un premier pas dans les métiers de la pêche, de l’agriculture et de la forêt, les qualifications requises pour décrocher un poste dans une entreprise de pêche ou une société d’exploitation agricole sont de plus en plus relevées et des qualifications de base sont indispensables. Pour être un ouvrier dans ces secteurs, un niveau de formation minimum est requis. Ainsi, la Capacité d’Aptitude et Brevet d’Etude Professionnelle Agricole accessibles deux ans après le collège sont les bases de tout projet de carrière dans ces secteurs. Ce sont les deux diplômes, la Capa et le Bepa, qui permettent d’accéder à des formations plus approfondies de niveau Bac professionnel ou Brevet d’Etude Professionnel Agricole. Les postes de techniciens dans les exploitations agricoles et forestières ne sont pas accessibles que pour les jeunes ayant suivi des formations de niveau bac 2 ou technicien supérieur ou Btsa. Et pour occuper un poste à responsabilité dans une exploitation d’une certaine envergure, le diplôme d’ingénieur est exigé. Quant aux centres de formation, à part les lycées professionnels et centres d’orientation professionnelle, des nombreux instituts de formation privés ou publics sont présents dans les régions agricoles. On a aussi l’Ecole Nationale d’Ingénieur des Travaux Agricoles ou Enita qui forme chaque année des techniciens immédiatement opérationnels. Dans l’ensemble, les secteurs agricoles et forestiers sont les plus créateurs d’emploi donc plus de centres de formation disponibles. Par contre, les formations liées à la production aquacole et à la pêche sont encore insuffisantes.
revenir en hautLes restructurations entamées par la majorité des sociétés de productions agricole et animale font que tous les postes sont salariés. Dans ces secteurs, on compte autant de places et de multiples spécialités, allant de simples ouvriers jusqu’aux techniciens qualifiés. On peut aussi devenir exploitant à son propre compte en tant qu’éleveur, marin pêcheur, pisciculteur, maraîcher, pépiniériste ou polyculteur. La viticulture constitue l’exception dans ces branches d’activités. En effet, la majorité des exploitations viticoles sont des grandes entreprises pourvoyeurs de main d’oeuvre devant le secteur horticole. Quant à la sylviculture, même si on n’investit plus dans l’exploitation industrielle des ressources forestières, les gestions et les entretiens de celles-ci nécessitent de nouveaux personnels puisque le nombre des retraités dans le secteur n’est plus comblé depuis quelques années. Les techniciens forestiers sont plus sollicités pour l’aménagement et l’exploitation écologique des aires forestières surtout dans le tourisme vert. En ce qui concerne les établissements des employeurs dans ces secteurs, le privé par l’intermédiaire de l’industrie agroalimentaire recrute le plus grand nombre des nouveaux diplômés. Les offres d’emploi dans le public ne concernent que les quelques postes dans les ministères et les organismes de développement et de recherche.
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Le métier d’éleveur d’animaux
Le métier d’apiculteur
Le métier d’agriculteur
Le métier de pisciculteur
Le métier de bûcheron