Les sources d’Alfa sont d’origine française mais dont les racines se trouvent à Naples : Alexandre Darracq, à ses débuts, fabriquait des bicyclettes pour ensuite s’essayer dans la construction automobile avec le label Darracq. La Società Italiana Automobili Darracq fondée en 1906 s’installe donc à Naples. La construction des ateliers commence sur le champ mais Darracq constate que Naples se trouve loin de la France, ce qui lèse ses projets à cause du fait que les éléments constituant la voiture provenaient uniquement de France. Il décide alors de déplacer l’usine à Portello, près de Milan. L’aventure Darracq semble perdre de sa vigueur. La société est alors rachetée par un groupe d’industriels lombards et devient par la suite A.L.F.A., abréviation de Anonima Lombarda Fabbrica Automobili littéralement société anonyme de construction automobile. Ce nom utilise la première lettre de l’Alphabet grec et évoque le commencement d’une nouvelle vie pour l’usine. Depuis sa reprise par les lombards, le logo initial rappelle ses origines : d’une part le serpent des Visconti, d’autre part la croix rouge sur fond blanc, symbole de Milan.
Alfa Roméo : la voiture de course
Les années 1920 et 1930 ont été marquées par la recrudescence de l’activité sportive du constructeur milanais sous le signe du quadrifoglio vert ou le trèfle à quatre feuilles, caractéristiques de Alfa Roméo. Durant la première décennie, l’usine traverse des périodes troubles, situation profitant à la Banque d’Italie qui devient actionnaire majoritaire. Le fondateur Nicola Roméo quitte alors l’aventure suite aux déboires de la société. Mais malgré tout, Alfa Roméo sort son 20-30 HP. L’année 1929 voit la naissance des ateliers de compétition Scuderia Ferrari, nom offert à Alfa Roméo par Enzo Ferrari des années avant de lancer sa propre marque de voitures. A part cela, la période d’avant-guerre renforce la notoriété de la marque grâce aux victoires remportées par ses pilotes Nuvolari, Brilli-Peri, Campari et Borzacchini. Elle a commencé également la production de voitures de tourisme comme l’Alfa Romeo 8C 2300. De nouvelles activités sont apparues au cours de l’année 1932 dont les productions de poids lourds, d’autobus et de moteurs d’avion.
revenir en hautLes stigmates de l’après-guerre
La deuxième guerre mondiale a profondément affligé la compagnie dont la fabrication des matériels de guerre a été la cible de bombardement entraînant la fermeture complète de l’usine de Portello en 1944. A l’issue de la guerre, on a restauré les ateliers, d’abord pour la fabrication de moteurs hors-bord et d’avion et ensuite pour les cuisinières afin d’occuper les ouvriers. Quant à la construction automobile, elle ne sera opérationnelle que quelques années pplus tard. Dans les années 1950, deux modèles ont définitivement marqué l’histoire d’Alfa Roméo : la 1900 et la Giulietta. Leur apparition poinçonnera la fabrication en série. D’ailleurs, la 1900 est devenue la voiture de la police italienne, pour laquelle Alfa Roméo crée le modèle Panthère. En 1952, Alfa Roméo lance le véhicule tout-terrain AR51 Matta, concurrent direct de la Fiat Campagnola. Cependant, Alfa Roméo n’a pas oublié la course automobile et gagne les deux premiers Championnats du Monde de Formule 1 en 1950 et 1951 avec ses Alfa Roméo 158 et Alfa Roméo 159. Le mois de février 1961 est à marquer d’une pierre blanche : la 100 000ème Giulietta est produite. L’année suivante, son successeur la Giulia est présentée au public. L’usine censée la produire s’installe à Arese. Deux ans plus tard, Alfa Roméo se réconcilie avec une écurie de course et crée Autodelta. Pour démarrer avec la traction, Alfa Roméo crée en 1972 la petite Alfasud avec plus d’un million d’exemplaires. Puis vint en 1972 la production de l’Alfetta avec sa mécanique sophistiquée et sa bonne tenue de route. Au cours de l’année 1970, l’écurie Autodelta participe au Championnat du Monde de Formule 1 avec les Alfa Roméo 179, 182, 183T, 184T et 185T.
revenir en hautLes idées innovatrices
En 1983, l’Alfa Roméo 33 est sortie en version 4x4 et un break Giardinetta. Cette même année, une tentative de collaboration avec le constructeur japonais Nissan engendrera l’Alfa Roméo Arna. Les coupés Spyder Duetto et l’Alfa Roméo Montréal résulteront de la coopération avec les designers comme Pininfarina et Bertone. L’année suivante l’Alfa Roméo 90 remplace l’Alfetta et l’Alfa 6 dessinée par Bertone. La société a célébré ses 75 ans avec l’introduction en public de l’Alfa Roméo 75, un mélange de Giuletta, d’Alfa 90 et d’Alfetta. A partir de 1986, Alfa Roméo fait désormais partie du groupe Fiat SpA qui l’unit à Lancia et fut créée alors Alfa-Lancia Industriale SpA. Parfois, les trois marques arborent les mêmes carrosseries comme ce fut le cas avec l’Alfa Romeo 164, la Fiat Croma et la Lancia Thema. Mais, l’Alfa a eu la chance d’être relookée par son designer Pininfarina et roule à l’essence avec le moteur Alfa 2,0 Twin Spark et 3,0 V6. Il y a aussi la version Turbo diesel 2,5 litres révolutionnaire sur la 164 TD, qui deviendra la voiture diesel la plus rapide du monde, construite par VM Motori. Vers 1989, Alfa Romeo produit un coupé en série limitée, l’Alfa Romeo SZ ou ES-30, succédée par la RZ, la version spider équipée d’un 3,0 V6 12 soupapes de l’Alfa 75, poussée à 210 cv atteignant les 245 km/h.
revenir en hautAlfa Roméo MiTo
Le lancement de la 156 en 1997 redore le blason de Alfa Roméo qui a d’ailleurs été consacrée Voiture de l’Année 1998. Ce modèle présente les nouveautés du moteur diesel utilisant l’injection directe Common Rail brevetée par Magneti-Marelli et Fiat. Son degré de finition est impeccable et peut concourir avec les allemandes BMW et Mercedes. L’entrée de Alfa Roméo au XXème siècle a été époustouflante avec la présentation de la Giulia Sprint GTA. Cette voiture est à l’origine de la philosophie du Gran Turismo Alleggerito qui transforme une voiture citadine en une voiture de course : l’Alfa MiTo GTA Concept. Cette dernière est équipée de 4 cylindres crachant 240 chevaux pour une cylindrée de 1,75 litres dont la version définitive sera présentée au Salon de Francfort en septembre 2009. L’Alfa Romeo MiTo a d’ores et déjà décroché 5 étoiles aux essais Euro NCAP car elle est la seule voiture de son segment à avoir obtenu la note de 3,35 points sur 4. Cette observation témoigne une nouvelle fois de l’engagement d’Alfa Romeo dans la protection du conducteur et des passagers. C’est d’ailleurs pour cette raison que la MiTo a été spécialement conçue : le système de contrôle de traction dynamique, l’assistance au démarrage en côte, le contrôle de traction, l’assistance au freinage d’urgence, le dispositif MSR qui anticipe le blocage des roues, la direction active électronique et le système Q2 Electronic en guise de différentiel autobloquant.
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