Les accidents domestiques touchant les enfants
Les blessures par des objets coupants sont légion, aussi bien dans les foyers des familles aisées que dans ceux aux revenus modestes. Les problèmes surviennent quand l’enfant a accès aux ustensiles qu’il veut découvrir ou expérimenter, en voulant imiter les grands. Le couteau de cuisine négligemment laissé sur la table, la lame de rasoir jetée dans le bac à ordures, la hache que le père range quotidiennement au coin de l’âtre, sont autant de dangers qui font de la maison un lieu où l’enfant ne doit jamais évoluer seul, au gré de ses déplacements. Quand la maison se résume en une chambre qui fait office de cuisine, de salle à manger, de chambre à coucher et de lieu de travail, l’enfant court moins de risques en jouant dehors qu’en étant chez lui. Si, dans les cités modernes, les fils et les appareils électriques provoquent brûlures et autres traumatismes, dans les villages traditionnels du tiers monde, c’est le plat bouillant que la mère prépare à même le sol qui se renverse sur bébé qui joue à quatre pattes.
revenir en hautL’ingestion de poisons
L’ingestion de produits toxiques est monnaie courante chez l’enfant. Les produits chimiques sous la forme de médicaments, de produits d’entretien, de fongicides et autres insecticides attirent l’attention de l’enfant dont le premier organe de découverte est le goût, les touts petits, en particulier, ont tendance à mettre à la bouche tout ce qu’ils trouvent. L’empoisonnement est plus grave dans les campagnes où les lieux de soin peuvent être éloignés, et surtout où les produits sont très nombreux et très dangereux. La loi française oblige pourtant le possession de meubles de rangement fermés à clé pour tout les produits utilisés par l’agriculture tels que les desherbants, les insecticides etc..., mais la négligence ou simplement l’oubli occasionne encore trop d’accident dans nos campagnes.
revenir en hautLes accidents domestiques touchent également les adultes
Les adultes ont, eux aussi, leur lot de mésaventures dont certaines peuvent être fatales. L’adulte croit maîtriser ce qu’il fait mais il suffit d’un moment d’inattention ou d’un geste inopiné pour provoquer l’accident. En effet, l’accident survient, soit parce que la concentration se relâche, soit parce que la fatigue altère la précision des gestes que l’adulte croit maîtriser. D’un autre côté, essayer quelque chose qui relève de l’exploit peut s’avérer dangereusement inapproprié, surtout si la tentative n’est pas concluante. Ainsi, ne pas suivre les instructions de sécurité d’un outil pour gagner du temps ou pour imprimer son style risque d’être un acte aux conséquences désastreuses pour l’auteur de l’acte et/ou pour son environnement (personnes et biens).
revenir en hautL’intoxication par absorption de médicaments non prescrits
L’absorption ou l’utilisation de médicaments censés calmer une douleur ou guérir un mal est une pratique à laquelle l’adulte s’essaye souvent. Ici aussi, c’est le sentiment de perte de temps pour consulter un médecin et le souci d’économie qui poussent l’adulte à l’automédication. Mais il arrive que certains maux aient des symptômes qui se confondent avec d’autres affections d’autre part, certains médicaments ont des contre-indications ou des effets secondaires insoupçonnés. Au bout du compte, le gain de temps escompté se solde par l’aggravation du mal et une dépense non programmée.
revenir en hautLe troisième âge, première victime des accidents domestiques
Du fait de leur indigence, ou tout au moins de la diminution de leur force physique et de leur réflexes, les personnes du troisième âge sont autrement plus exposés aux accidents que les jeunes. Les réflexes émoussés, l’acuité visuelle défaillante, les muscles vieillissants sont autant d’handicaps qui font courir des risques supplémentaires aux personnes âgées. En effet, une pantoufle qui s’accroche à un pan de vêtement mal serré peut provoquer une chute aux conséquences beaucoup plus graves chez elles que chez l’enfant ou le jeune. Les gestes désormais imprécis font que la descente, pourtant habituelle, de l’escalier devient un danger permanent. L’obstination à vouloir s’occuper de menus travaux, malgré un physique déficient, est une des principales causes d’accidents dont sont victimes les vieilles personnes. Tout comme chez l’enfant, il conviendrait d’arranger la maison de telle sorte que les risques soient réduits de façon significative.
revenir en hautQue faire pour réduire les accidents domestiques
La solution durable pour réduire les accidents domestiques repose sur l’éducation à l’environnement. En effet, la première leçon de ce principe enseigne le respect de la vie sous quelque forme qu’elle soit. Ceci commence, alors, par la préservation de l’intégrité physique de soi-même et de son environnement. Vouloir braver les dangers inhérents à notre mode de vie est une menace pour l’équilibre de l’écosystème où nous vivons et dont sommes des éléments essentiels. Aussi, cette préservation requiert-elle la formalisation des précautions à prendre. Dans les pays économiquement avancés, les consignes de sécurité sont édictées sous forme de règles juridiques. Dans les pays du sud, elles sont laissées à l’appréciation de chaque famille. C’est la raison pour laquelle, l’éducation à l’environnement doit avoir une place prépondérante pour que chacun prenne conscience de l’importance de sa vie et de celle de l’autre. Les préceptes de cette éducation enseignent un mode de vie discipliné qui veut que chaque chose soit à sa place. Cela réduira considérablement les accidents domestiques relatés chaque jour dans les faits divers.
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