Les fils de plastique souple qui servent à la fabrication des scoubidous se vendent aujourd’hui par kilos et s’arrachent comme des petits pains tant la vague scoubidou fait des émules. Que ce soit pour égayer une soirée entre amies ou pour animer un goûter d’anniversaire, le scoubidou se pratique à tous les âges et ne fait aucune distinction entre les sexes. Car, une fois qu’ils ont compris les principes de base du scoubidou, les petits garçons font preuve d’une grande dextérité dans la confection de ces tiges de plastique hautes en couleurs. Il faut savoir que le mot scoubidou désigne aussi dans certains pays d’Afrique des tongs en plastique, translucides et très légers, idéales pour les jours de pluie. La relation entre les deux notions de scoubidou est facile à comprendre car ces sandales sont fabriquées avec la même matière que les fils à tresser et leurs brides sont quelquefois même tressées à la manière des scoubidous. Ceux qui ont un peu de temps peuvent élaborer le patron d’une paire de tongs et la réaliser lui-même en prévision des prochaines vacances. L’engouement pour les scoubidous est tel qu’il existe même des petits stages pour les débutants et des petites compétitions régionales qui consistent à reproduire entièrement un objet quelconque en scoubidous. Mais quel est le principe du scoubidou et comment réaliser un porte-clef très simple pour ne pas passer pour un nul ? Pour commencer un scoubidou, il faut d’abord décider du nombre de fils à utiliser : 2, 3 ou plus. Les débutants devraient mieux s’accommoder d’un scoubidou à 2 fils – bicolores de préférence – pour ne pas s’emmêler les pinceaux, et augmenter le nombre de fils au fur et à mesure qu’ils maîtrisent la technique.
A la base du scoubidou se trouve toujours un nœud simple, quel que soit le nombre de fils utilisés : il faut juste les nouer ensemble en les faisant passer à travers une boucle formée avec l’un des fils. Une fois le nœud de base réalisé, le plus difficile est souvent de composer la première maille car, c’est elle qui garantira la rigidité et la stabilité du scoubidou. Il faut veiller à bien la serrer sans pour autant la déformer. Il existe différentes sortes de mailles qui permettent de donner plusieurs former au scoubidou. Il y a d’abord la maille carrée à 4 fils, l’une des plus simples, où il suffit de composer deux boucles avec les fils opposés puis de faire passer les deux autres fils dans ces boucles avant de tirer. Petite astuce pour maîtriser rapidement la technique du scoubidou : il faut toujours utiliser les fils placés en vis-à-vis et du côté opposé. Pour être plus clair, avec un carré à 4 fils, on prend le fil 1 (en face, à gauche) et le fil 3 (côté pile et à droite) pour faire des boucles puis on y passe chaque fil opposé dans les boucles ainsi formées. Les mailles carrées peuvent aussi se faire avec 8 fils, en suivant les mêmes principes, même si ça peut être un peu plus difficile à entreprendre. Il y a aussi les mailles rondes, très esthétiques, qui commencent avec une maille carrée et dans lesquelles les fils opposés doivent être disposés en suivant la diagonale du premier carré formé. Cette variante du scoubidou peut aussi se monter avec 2, 4 ou 6 ou 8 fils, en comprenant qu’un fil plié en deux constitue déjà 2 fils. Donc, si on utilise 8 brins, on obtient 16 fils – et il faut être très patient pour en venir à bout !
Enfin, il y a les mailles torsadées qui donnent un joli relief à la tige de scoubidou. Elles se font à l’aide de 2 à 12 fils et sont constituées par des mailles rondes cassées par des mailles carrées. Il faut, par exemple, faire 10 mailles rondes, puis une maille carrée, pour que le sens de rotation de l’ensemble soit défini. Une fois qu’on obtient la longueur de scoubidou désirée, il est temps d’arrêter. Pour ce faire, il suffit de bien serrer la dernière maille, de couper les brins de fil qui restent puis de passer ce bout dans un petit pot de colle. Le plastique prend rapidement la colle et il suffit de laisser le scoubidou à l’air libre pendant une heure, ou de le souffler avec un sèche-cheveux (avec de l’air froid) pour que le tout soit bien collé. Pour donner une forme particulière au bâton de scoubidou, on peut lui adjoindre un fil d’acier souple à introduire directement dans l’un des brins de fil utilisés. Pour agrémenter la tige d’une perle ou d’une petite breloque, il suffit de marquer l’endroit où on veut insérer l’élément décoratif avec un stylo ou un coton-tige, de continuer les mailles, puis d’ôter le support qui crée ainsi un interstice entre les mailles. Bref, le scoubidou permet d’exprimer sa créativité de différentes façons. A chacun sa forme et ses couleurs !
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