Premier ministre entre le 31 mai 2005 et le 15 mai 2007, Dominique de Villepin a eu une brillante carrière politique au sein de la diplomatie française. Ses prises de position ont influencé l’évolution de la politique internationale du pays de ces dernières années et ses décisions en tant que premier ministre ont aussi bien entraîné de nombreux changements sociaux que de nombreux mouvements de contestation.
Ses origines et le début de sa carrière politique
Dominique Galouzeau de Villepin est né à Rabat au Maroc, le 14 novembre 1953. Son père Xavier Galouzeau de Villepin est un sénateur centriste et sa mère, première conseillère du tribunal administratif. Depuis sa naissance au nord de l’Afrique, le jeune Dominique de Villepin passera la plus grande partie de sa jeunesse en dehors de la France. Il grandira ainsi aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Afrique. Rentré en France vers la fin de son adolescence, Dominique obtiendra son bac à 16 ans au lycée privé jésuite Le Caousou de Toulouse. Il poursuivra ses études à l’Institut d’études politiques de Paris dans le domaine juridique, puis à l’Ecole nationale d’administration. Il sortira de cette école avec plusieurs personnalités politiques actuelles, notamment Ségolène Royal et François Hollande. En 1977, il débute sa carrière politique en adhérant au Rassemblement pour la République. En 1980, après son service militaire sur le porte-avions Clémenceau, il devient secrétaire des affaires étrangères. C’est le début de sa carrière en tant que diplomate. Il occupera successivement des postes à l’Ambassade de France à Washington, puis à New Delhi. Par la suite, il sera directeur-adjoint aux Affaires africaines et malgaches à Paris jusqu’en 1993, l’année où il devient directeur de cabinet d’Alain Juppé au ministère des affaires étrangères.
revenir en hautDominique de Villepin au sein du gouvernement
En 1995, Dominique de Villepin est nommé Secrétaire général de la présidence par Jacques Chirac. En 2002, après la réélection de Chirac, il devient ministre des affaires étrangères. Son passage dans ce ministère sera surtout marqué par son intervention mémorable contre la guerre en Irak au Conseil de sécurité des Nations Unies. Il sera aussi un des grands instigateurs de l’accord de paix en Côte d’Ivoire durant le conflit de janvier 2003. Il sera par la suite ministre de l’Intérieur à partir de 2004. Le 31 mai 2005, il remplace Jean-Pierre Raffarin au poste de premier ministre. Son mandat sera marqué par plusieurs réussites mais aussi par les mouvements de contestations des banlieues et l’échec du CPE, le contrat de première embauche pour les jeunes. Il sera également malmené par l’affaire Clearstream sur des accusations de complot et d’abus de confiance.
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