L’apprentissage anticipé de la conduite s’adresse essentiellement aux mineurs ayant au moins 16 ans d’âge révolus qui désirent s’habituer aux conditions de la circulation d’autant plus que le permis de conduire ne peut être obtenu qu’à l’âge de 18 ans. Etant entendu un succès préalable à l’examen du code de la route, et suite à un minimum de 20 heures de conduite sous l’égide d’un moniteur d’auto-école dûment reconnu, une attestation de fin de formation initiale permettra au jeune conducteur de poursuivre son initiation avec d’autres accompagnateurs. Par ailleurs, si des candidats répondent à ces critères, aucune restriction d’âge n’est alors requise pour intégrer ce programme, pour prétendre passer brillamment les examens du permis de conduire.
Les avantages de l’apprentissage anticipé de la conduite
Une fois l’attestation de fin de formation initiale en catégorie B acquise, le jeune conducteur devra, pour pouvoir circuler au volant d’une voiture, se faire assisté par un accompagnateur. Ayant 28 ans ou plus, celui-ci doit justifier de la détention du permis B sur un minimum de trois années et aura la charge d’accompagner et de veiller sur les 3 000 km de parcours obligatoire de son protégé, réparti sur différents revêtements et sur une durée de 2 à 3 ans. A cet effet, il peut être tenu responsable devant la loi surtout si le jeune conducteur est un mineur. Ce dernier pourra alors acquérir une expérience incomparable aux programmes classiques établis par les auto-écoles car il pourra progresser en ville, puis sur les routes nationales comme sur les autoroutes.
Cet intervalle de temps considérable lui permettra de passer et de repasser en revue les obstacles des tracés sinueux de montagne ou encore les pièges de la route en temps neigeux. Il pourra alors apprendre les rudiments liés à la pratique sur différentes surfaces notamment lorsque la pluie se sera mêlée de la partie. Ces points essentiels pourront également renforcer les acquis de l’accompagnateur surtout dans l’application du code de la route. D’ailleurs, il est possible de faire appel à un autre accompagnateur, pour un contexte particulier par exemple. Il suffit alors de reporter la situation auprès du formateur de l’auto-école pour une vérification d’usage de ses expériences et de ses habilités à exercer ce statut.
En partant des manœuvres faciles à exécuter, l’apprenti engrange les réflexes et accroît ainsi sa vitesse de réaction pour faire face, plus tard, aux situations plus délicates. De plus, cette formation pratique éveille ses sens dans chaque étape de la formation, vu que les contraintes et le stress liés à la présence d’un « officiel » sont atténués. Il devient alors plus facile de maîtriser les commandes et le comportement général du véhicule grâce notamment aux vécus de l’accompagnateur confirmé tout en renforçant la maîtrise de soi au volant. A l’issue d’un tel entraînement, l’attitude acquise comptera énormément lors de l’examen pratique du permis d’autant que les candidats ayant suivi ce mode d’apprentissage enregistrent un taux élevé de réussite, avoisinant les 75 %, dès le premier coup. En outre, pour le titulaire du permis B ayant suivi l’AAC, la période probatoire se voit réduite à 2 ans sur les 3 ans spécifiés pour le programme classique.
Dans un registre différent, la classe d’âge 18-25 ans est perçue très négativement auprès des compagnies d’assurance, vu le taux anormalement élevé d’accidents relativement à leur inexpérience de la route. Ainsi, l’apprentissage anticipé de la conduite favorise la réduction de 50 % de la surprime jeune conducteur durant la première année d’obtention du permis et son annulation complète dans la deuxième année selon certaines conditions. Il est évident que ces mesures incitatives ne sont pas généralisées surtout qu’il faudra impérativement éviter les accidents et faire preuve d’une conduite exemplaire.
revenir en hautLes contraintes liées à la conduite accompagnée
Sur la forme, la voiture devra être équipée de deux rétroviseurs latéraux dont celui de droite servira uniquement à l’accompagnateur. Il est également imposé de mettre l’autocollant apprenti (A) à l’arrière de la voiture pour signifier une attention particulière à l’endroit des autres usagers de la route. Dans le fond, chacun a un rôle précis. Sur les 3 000 km exigés, des contrôles sont obligatoires tous les 1 000 km car le jeune conducteur et son accompagnateur devront se présenter chez le moniteur pour une évaluation stricte sur l’évolution de l’apprenti et sur l’effectivité des kilomètres parcourus. De ce fait, les fraudes sont à proscrire absolument pour les moins motivés.
Le but étant d’instaurer une aisance au volant avant l’obtention du permis, il est vrai qu’un laisser-aller peut arriver, constituant un sérieux danger et pouvant anéantir l’objectif même de l’initiation. De plus, il faudra toujours se méfier des excès de confiance qui peuvent mener à enfreindre le code de la route. Il est alors important de noter que les vitesses maximales sont réduites à l’exception de l’allure en agglomération qui est maintenue à 50 km/h. Ainsi, les routes départementales ou nationales sont règlementées à 80 km/h, à 100 km/h si elles comportent des séparations centrales en terre-plein alors que toutes ou des parties d’autoroutes n’autorisent qu’une pointe à 110 km/h si elles sont habituellement prévues pour une circulation à 130 km/h.
Avec un esprit de contraintes assez élevé et un objectif pouvant se concentrer sur le permis, l’apprentissage anticipé de la conduite peut également entraîner une pression énorme sur les 2 ou 3 ans de pratique, voire sur l’étendue de la période probatoire. Il est alors impératif de baliser chaque étape relativement à un objectif intermédiaire donné, afin d’éviter un débordement lors de la conduite non assistée.
revenir en haut

