Le jatropha au profit de tous
Le jatropha est une plante de la famille des Euphorbiacées qui est originaire de l’Amérique du Nord. Sa hauteur peut atteindre les 8 m et ses fleurs sont de couleur rouge et jaune. Il dégage une odeur agressive et il a la capacité de résister aux périodes de sécheresse allant jusqu’à trois ans. Ses graines produisent 37 % d’huile, tandis que ses fleurs en fournissent 25 %. Sa productivité est au maximum quand il atteint les 3 ou 4 ans et il est considéré comme étant adulte à l’âge de 12 mois s’il a été ensemencé, sinon il est adulte à l’âge de 9 mois s’il a eu comme origine une bouture. Sa durée de vie moyenne est de 50 ans et il a la propriété d’être un agent anti-tumoral, fongicide et insecticide grâce à sa toxicité.
Sa production favorise le développement rural en offrant les possibilités de protéger l’agriculture de l’érosion. Effectivement, l’agriculture ainsi que l’écoulement des graines abaissent le taux de pauvreté. Elle a l’aptitude de promouvoir la médecine traditionnelle en possédant une vertu guérissante. C’est aussi un très puissant insecticide et sa racine agit contre la lèpre. Malgré son degré de toxicité élevé, il entre dans la composition alimentaire de certains bétails, et son tourteau est un bon élément des engrais organiques. Du côté hygiène, son huile permet la fabrication de savon grâce à son caractère mousseux, mais encore du point de vue cosmétique, il fait partie des ingrédients pour l’élaboration du vernis. Etant inflammable, il accorde une énergie renouvelable correspondant à l’éclairage et à la combustion. Son huile est aussi un biocarburant et on peut en extraire jusqu’à 65 % si on utilise un extracteur manuel. Par contre, si on use d’un extracteur mécanique le taux d’huile extraite peut atteindre 80 %.
revenir en hautLe jatropha, facile à cultiver
Même si sa plantation ne requiert pas d’entretien particulier et compliqué, il existe quelques conditions pour optimiser sa productivité. Il faut à tout prix se soustraire des terrains argileux et favoriser les terrains à taux de fertilité faible, le sol drainé, marginaux, aride et semi-aride. Cette plante ne supporte pas les gelés et n’exige pas de sol traité spécialement comme l’utilisation de : produits polluants, pesticide, ensemencement et labourage. Sur un hectare, on peut planter dans les 1.500 pieds de jatropha et cet hectare produit dans les 600 litres à 1.800 litres. Il rapporte deux récoltes annuelles, et suivant un calcul simplifié 5 kg de fruits donne 1litre d’huile de biocarburant. De même, le climat a une conséquence importante pour cette culture, le plus favorable est le climat tropical et le climat subtropical.
Trois méthodes de plantation existent, à priori, il y a l’utilisation des boutures. Les tiges à utiliser doivent être bien identifiées ; les découper avec une longueur moyenne de 30 cm et si possible, les repiquer immédiatement après leur découpage. Un mois avant le repiquage, il est nécessaire de bien préparer le sol qui va les recevoir. Pour ce faire, labourer le sol à 30 cm de profondeur, le pulvériser et le fertiliser. Cette technique a pour avantage d’être accessible à tous grâce à son coût non onéreux, mais il faut seulement s’assurer de la bonne qualité des boutures. La production commence après les deux premières années de plantation.
La seconde technique consiste à l’ensemencement suite à la pré-germination des graines, c’est-à-dire qu’il est obligatoire de laisser germer les graines dans de l’eau froide durant toute une nuit entière avant de les mettre dans les trous, et chacun de ces trous ne doit recevoir que 2 à 3 graines. La préparation du sol est la même que celle déjà évoquée lors du bouturage. Cette méthode a un coût de revient moins cher, il permet de couvrir une surface assez large et l’efficacité de la productivité dépend de la qualité des graines. La première récolte se fait deux ans après l’ensemencement.
Le dernier système est celui qui correspond à la mise en place d’une pépinière. Pour ce faire, laisser les graines durant une nuit, 12 heures au minimum, dans de l’eau froide ; mettre 2 graines dans des semis en pots remplis de terreaux et laisser pousser durant un mois. Le terreau est constitué de composte, de sol meuble et de sol sableux. Le semis en pot doit mesurer dans les 10 cm de hauteur avec un rayon moyen de 7cm. Lors de la transplantation après le premier mois, les trous dans lesquels on les met doivent être espacés de 2 m et avoir une dimension de 30 cm x 30 cm x 30 cm. Ce système est plus assuré et permet d’obtenir un résultat dès la première année après la transplantation. Par contre, il est beaucoup plus onéreux et des risques sont à prendre lors du transport des jeunes plants si ces derniers sont achetés ailleurs et non préparés chez soi.
Sa culture ne s’arrête pas là, les soins doivent suivre comme un entretien systématique. Cet entretien englobe les actions suivantes : sarclage, fertilisation, paillage, taillage et irrigation si la pluie n’est pas régulière. Lors de la récolte, il faut ôter les fruits qui sont mûrs (leur couleur devient brune) un à un. Les graines se trouvent à l’intérieur des capsules et elles sont au nombre de 3 par capsule. Avant d’exploiter ces graines, il faut les préparer c’est-à-dire les faire sécher pour que l’eau s’évapore et puis, bien les trier et les stocker dans des jutes ou dans des sacs en plastique.
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