Restaurant doté d’un design moderne et proposant une gastronomie recherchée, à ses débuts, Ledoyen était une auberge rustique avec des volets et murs aux tons neutres verts et blancs. Ayant accueilli ses premiers clients en 1779, dans le temps, il appartenait au Sir Desmazure. Situé près de la Place Louis XV, ancienne Place de la Concorde, cet établissement occupait une place prometteuse au Carré des Ambassadeurs des Champs-Elysées. Deux années plus tard, l’auberge fut louée à Antoine-Nicolas Doyen, connu sous le pseudonyme de Ledoyen, qui lui donna le nom de « Le Dauphin ». Après réhabilitation, cette maison accueillait dès lors une clientèle distinguée, malgré son emplacement quelconque. Comme le siège de la Convention était situé à proximité du Jeu de Paume du Jardin des Tuileries, l’histoire raconte que des personnalités importantes dont Bonaparte et Robespierre en furent des clients habitués. En 1830, la propriété qui appartenait toujours à Sir Desmazure fut reprise par Délange, qui en fit un café : le Café de la Surprise. Vingt années plus tard, suite à l’aménagement des Jardins des Champs-Elysées, le café a changé d’emplacement, au Carré du Géorama également désigné par le Carré Ledoyen, situé de l’autre côté de l’avenue des Champs-Elysées. Aujourd’hui, l’établissement porte le nom de Ledoyen, attribué par Pierre-Michel Doyen, le cadet de la famille qui a repris la maison.
Un décor royal
Le décor du restaurant Ledoyen reflète de prime abord le calme et le luxe. Son architecture classique, qu’on doit à Jacques-Ignace Hittorff, se fond dans un environnement verdoyant rehaussé par un jardin parsemé de marronniers et de fontaines. Son pavillon moderne, devant lequel un voiturier accueille les clients, est mis en valeur par des ornements napoléoniens dont des piliers corinthiens. En pénétrant dans la salle principale, on ne peut qu’apprécier la fraîcheur et l’élégance qui y règnent, lesquelles laissent deviner la cuisine fine et raffinée, comportant une touche bretonne, qu’on y sert. La rapidité ainsi que le naturel du personnel efficace et attentionné de l’établissement lui valent la palme de la grâce. Les amateurs de vin, quant à eux, ne seront pas déçus par sa cave qui se trouve juste au-dessous de la salle principale, renfermant des vins de qualité dont on ne saurait citer que le Chenin blanc, le Melon de Bourgogne et le Syrah parmi les 1 300 références disponibles.
revenir en hautUne gastronomie revisitée
Côté menu, Ledoyen surprend avec ses plats originaux comme les langoustes, le ris de veau et les gnocchis au parmesan. En somme, la maison propose des mets à la fois simples, raffinés et comportant bien de saveurs. Les amoureux de la cuisine recherchée pourront goûter, par exemple, à ses spaghettis ou à son lièvre, revisités par le chef Christian Le Squer, dont les empreintes de son origine bretonne se retrouvent dans les préparations comme le Concentré breton, les Goujonnettes de soles, les Pommes rattes aux truffes et le Blanc de turbot de ligne braisé. Effectivement, Ledoyen est connu sous le nom de « Roi du Turbot » avec ses plats comme les Rouleaux de turbot par les avertis. Les sauces accompagnant les plats sont également originales, à la citronnelle, au vin jaune et aux agrumes mijotés dans de l’huile d’olive.
revenir en hautLes plats à découvrir
Parmi les spécialités de la maison très appréciées par la clientèle, on peut citer entre autres, la Timbale de fruits de mer Ledoyen composée de queues de crevettes, de langoustines, de moules, d’huîtres, de coquilles Saint-Jacques (selon la saison), de quenelles de merlan et de paupiettes de sole, un plat accompagné d’une sauce beurrée et crémée de homard, à apprécier avec du riz pilaf. Par ailleurs, le Mignon de veau au Ricard sauté au beurre, accompagné de champignons émincés, mijoté dans de la crème double et arrosé de Ricard au moment de servir est également un autre mets à découvrir. Le choix s’élargit avec l’Araignée de mer à la crème de corail et les Feuilletés de truffes noires et de foie gras arrosés de coulis de truffes. Comme entrée, on peut prendre du Sandre à la sauce au citron vert, aux truffes et à l’huile d’olive. Et pour finir, comme dessert, on a le choix entre les zakouskis, le Givré de Campari, la Tartelette au Chocolat-orange, le Croquant de Pamplemousse, la Glace au caramel fumé et aux pépites de chocolat et au « Grand Dessert Ledoyen » composé de 5 créations culinaires, témoignant de la créativité des chefs de Ledoyen.
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