D’une capacité de 60 couverts, le restaurant La Maison de Marc Veyrat propose une cuisine gastronomique unique et insolite à base de produits du terroir. Dans les plats se mêlent racines, fleurs sauvages comestibles à saveurs exquises et herbes aromatiques que le chef a récolté dans la nature environnante. Marc Veyrat crée une harmonie des saveurs en sélectionnant des produits locaux, dont les poissons des lacs alpins comme l’omble ou le féra ou encore la viande des estives qu’il magnifie sans pour autant altérer son goût naturel. Le restaurant de Marc Veyrat est ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h sauf le mardi. Mais pour être sûr d’avoir une table, mieux vaut faire une réservation. En 2005, le maître des lieux crée un nouveau concept unique en son genre : il installe la cuisine au milieu de la salle de restauration pour être plus près de ses convives.
La cuisine de Marc Veyrat
La cuisine de Marc Veyrat est une cuisine créative et innovante, qui utilise des techniques de gastronomie moléculaire pour relever le goût des aliments sélectionnés. Le chef, étant passionné de racines, de plantes et d’herbes aromatiques ainsi que de fleurs sauvages des Alpes, remplace l’huile, la crème, le beurre ou la farine par des plantes de montagne. Il allie le modernisme à la tradition en concoctant des plats aux accents régionaux et du terroir, avec des techniques de cuisine contemporaine. Il use par exemple de la méthode de cuisson à basse température par - 196°C à l’azote liquide. Marc Veyrat est un cuisinier qui privilégie les bouillons de légumes, les infusions de plantes, les jus de cuisson et les décoctions sans ajout de graisse. Sa cuisine pleine de génie et de créativité s’est inspirée du chef 3 étoiles Joël Robuchon et de François Couplan qu’il qualifie comme le plus grand botaniste du monde. Les noms des plats qu’il crée sont à consonnances poétiques et sont teintés d’énigmes. Vous pourrez ainsi déguster le turbot en croûte d’argile, la laitance d’oxalis des sous-bois, la féra fumée à l’écorce de sapin avec boudin de riz craquant, l’hostie virtuelle du pauvre et pinceau de benoîte urbaine, le homard en pièces, la vapeur et bonbons sans sucre de serpolet ou encore les bonbons de caviar avec chocolat blanc et l’écume de tussilage ou encore le jaune d’œuf de 9 heures, la piqûre de cumin des prés et les mouillettes aux amandes. Bien entendu, les prix sont aussi impressionnants que les noms des plats. Les hôtes de La Maison de Marc Veyrat peuvent également déguster un gâteau d’amandes-framboises-litchis ou des pois gourmands virtuels à la berce et sève de sapin. Les tarifs du menu varient entre 270 et 360 € et le menu enfant est à 35 €.
revenir en hautMarc Veyrat, le chef de La Maison du même nom
Issu d’un lignage de paysans traditionnels, Marc Veyrat est né à Annecy, en Haute Savoie le 8 mai 1950. Il passe sa jeunesse à Manigod, au cœur du massif des Aravis, dans une ferme entre le Clusaz et le col des Aravis où ses parents gèrent des chambres et des tables d’hôtes. Marc Veyrat est un cuisinier autodidacte puisque c’est en côtoyant ses parents qu’il développe son goût pour la gastronomie. Ainsi en 1978, il ouvre sa première auberge à Manigod où il officie pendant 8 ans et il la vend en 1985. La même année, il ouvre un autre restaurant traditionnel, l’Eridan, dans une villa bleue à Annecy. Il acquiert alors une certaine notoriété dans le milieu et obtient une année plus tard, en 1986, sa première étoile au guide Michelin. L’année suivante, il décroche sa deuxième étoile. Durant deux années successives, en 1989 et 1990, il est élu « meilleur cuisinier de l’année » par le Gault Millau et se voit attribuer la note de 19,5/20. En 1992, il crée l’Auberge de L’Eridan, plus connue sous la dénomination La Maison de Marc Veyrat, et qu’il installe au bord du Lac d’Annecy. En 1995, le guide Michelin lui accorde sa troisième étoile et le titre de « Chef de l’année ». En 1996, le fameux Wine Spectator, une référence en terme de guides culinaires aux Etats-Unis, le couronne « meilleur chef ». En 1999, il ouvre une deuxième auberge à Megève : La ferme de mon père. Il passe alors ses étés à Veyrier-du-Lac et ses hivers à Megève et doit à chaque fois déménager son matériel culinaire et sa brigade de cuisiniers. En 2000, le Gault Millau lui décerne la « Toque d’Exception » et un an après, ses deux restaurants obtiennent trois étoiles. En février 2003, il devient le premier grand chef cuisinier de l’histoire de la gastronomie à obtenir la note 20/20, cela pour son restaurant de Megève. En 2004, sa cuisine de Veyrier-du-Lac se voit conserver la note et parallèlement, Marc Veyrat obtient la même note pour celle de Megève. L’année suivante, il se lance un défi en créant un restaurant qu’il nomme « Le Roland Garros » en plein cœur du Stade de tennis, dans le pavillon fédéral face au Court central. Pour ce nouvel espace de style cosy et à l’ambiance club-house, il propose une carte V dont le menu est classé « vaporeux et voluptueux », mais également « vert, végétal et véritable ». Les plats qui y figurent sont réalisés par le chef Xavier Rousseau. En 2006, Marc Veyrat cède son auberge de Megève à l’homme d’affaires Roger Zannier. Le 24 février de cette année, suite à des problèmes de santé, il annonce la cessation momentanée d’activité de La Maison de Marc Veyrat. Aujourd’hui, Marc Veyrat innove dans le domaine de la gastronomie avec son dernier concept de restauration 100% écologique qu’on retrouve au sein de son fast food Cozna Vera. Cette table, située dans la commune de son village natal à Manigod, propose une cuisine gastronomique et biologique concoctée avec des plantes aromatiques que Marc Veyrat cultive dans un jardin de 5 000 m².
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