Et même si la victoire n’est pas toujours au rendez-vous pour toutes les écuries prenant part chaque année au championnat du monde de Formule 1, leur simple participation à cet évènement sportif d’envergure internationale leur occasionne des recettes faramineuses en publicité, en plus d’une campagne marketing presque gratuite. Bref, l’esprit Formule 1 va bien au-delà du sport mécanique, c’est avant tout une entreprise commerciale bien rodée et l’écurie Red Bull–Renault F1 l’a bien compris.
Qui ne connaît pas Red Bull, cette boisson énergisante qui a envahi le marché depuis quelques années ? Des rayons de supermarché aux bars des boîtes de nuit les plus select, la « boisson qui donne des ailes » est partout et fait de plus en plus d’émules. C’est n’est pourtant que la face visible de l’iceberg puisque derrière la vente de cette boisson vedette se cache une puissante multinationale qui a notamment fait du sport automobile son cheval de course favori. L’histoire de l’écurie Red Bull commence en 2004, lorsque, forte de son expérience avec Sauber, qu’elle a longtemps sponsorisé, elle rachète pour 100 millions de dollars Jaguar Racing qui était alors sur une très mauvaise pente. Elle entame son premier championnat du monde de Formule 1 en 2005 avec les pilotes David Coulthard et Christian Klien et ne réalise pour cette première participation qu’un score médiocre. Par contre, elle frappe très fort sur le plan de l’évènementiel et se fait surtout connaître grâce à ses coups de pubs et ses réceptions retentissantes. Des débuts en fanfare donc, mais des résultats mitigés sur le plan purement sportif.
Red Bull–Renault F1 : les évolutions d’une écurie atypique
La saga Red Bull–Renault F1 continue la saison suivante avec deux grandes nouveautés qui sont supposées booster les résultats de l’écurie : d’abord le recrutement de l’ingénieur Adrian Newey, un spécialiste des monoplaces, puis l’abandon des moteurs Ford Cosworth au profit de moteurs Ferrari, réputés plus performants. La stratégie semble payante quand David Coulthard accède au podium lors du grand-prix de Monaco mais la jubilation de l’équipe est de courte durée puisque ce sera le seul résultat positif de cette année 2006. Un an plus tard, Christian Klien est remercié et le pilote australien Mark Webber, qui travaillait auparavant pour Williams, rejoint l’écurie aux côtés de l’inébranlable David Coulthard. Un autre ingénieur, Peter Prodromon, est également engagé et développe avec Adrian Newey la RB3 qui sera cette fois équipée d’un moteur Renault. Ces investissements tardent pourtant à porter leurs fruits et la saison se termine en queue de poisson, sans aucune performance significative. Loin de baisser les bras, l’écurie anglo-autrichienne réitère ses efforts en 2008, année qui marquera la fin de la carrière de Coulthard qui a décidé de prendre sa retraite. Sebastien Buemi est recruté comme pilote d’essai et le jeune allemand Sebastian Vettel prend la place de Coulthard. Peu après ses premiers tours de piste, Vettel gagne un grand-prix et toute l’écurie se prend à espérer l’avènement d’une nouvelle ère. Red Bull–Renault F1, dirigée d’une main de fer par Christian Horner, se classe 7ème au final et est en train de fourbir ses armes pour réaliser une saison 2009 retentissante.
revenir en hautRed Bull–Renault F1 : les perspectives pour 2009
Les critiques sont unanimes : Sebastian Vettel est un excellent pilote et ses adversaires n’ont qu’à bien se tenir : il risque de chambouler la donne dès le début de la saison. De plus, les ingénieurs de Red Bull–Renault F1 se démènent pour mettre au point la RB5, la nouvelle monoplace qui portera cette année les couleurs du taureau rouge. La lutte promet d’être rude entre les différentes écuries en lice qui n’entendent pas lacher leurs places de sitôt : Mercedes et son fougueux Hamilton, Ferrari et Felipe Massa, sans compter les outsiders comme Toro Rosso, une autre acquisition de Red Bull, Williams ou Toyota. Il est tout à fait réaliste de penser que Red Bull–Renault F1 arrivera à se classer dans le top 5 des pilotes cette année, même si la compétition pour le titre du meilleur constructeur semble encore être hors de sa portée. Attendre et voir !
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