C’est ainsi que naquit dans les années 1960 la firme « McLaren Motor Racing Ltd ». La nouvelle écurie accoucha de son premier « bébé » en 1966 lorsqu’elle conçut sous l’égide de l’ingénieur Robin Herd, la M2B, sa première formule 1. Malheureusement pour McLaren, la motorisation de sa formule 1 n’était pas encore au point, ce qui le contraignit, pour un temps, à piloter des voitures équipées de mécaniques italiennes « serenissima » qui ne lui firent accéder qu’à la 6e place au mieux lors des premiers Grands Prix courus avec celle-ci.
Quelques années après ces débuts quelque peu chaotiques, la team McLaren fait enfin parler d’elle lorsque Bruce remporte d’une coudée franche le fameux « Race of Champions » de Brands Hatch en 1968. Une victoire qui allait donner des ailes au jeune patron-pilote de l’écurie puisque deux ans plus tard, en 1970, l’homme semblait enfin sur la route de la gloire en étant prêt de remporter le titre de champion du monde aux côtés de son coéquipier Dennis Hulme, plus déterminé que jamais. Malheureusement, le rêve n’aboutira jamais pour Bruce McLaren, le destin l’attendait au tournant en l’emportant trop tôt dans la mort, la même année, dans un accident intervenu au cours d’une séance d’essai de son nouveau bolide : la M8. Orphelin, l’écurie mit trois longues années avant de remonter en selle à la conquête des circuits autour du monde. Son retour, elle le dut notamment à son prototype (de formule 1) M23 qui signa enfin l’entrée de la firme dans la cour des grands, des très grands…
L’épopée McLaren
Lorsque l’écurie change de main au début des années 1980 et se retrouve sous la coupe de l’homme d’affaire Ron Dennis, sans le savoir, elle vivait alors le va-tout qui allait la propulser dans la légende de la formule 1. La métamorphose du team commence notamment lorsque le patron décide de nommer à la tête de l’équipe technique, le désormais célèbre ingénieur John Barnard qui entreprit à l’époque un travail méticuleux et innovateur sur le châssis des nouvelles voitures de la firme. C’est ainsi que grâce à ce magicien hors pair, McLaren accoucha cette décennie là de la légendaire MP4 conçue totalement en fibre de carbone. Cherchant au départ l’accord parfait entre ce châssis futuriste et une motorisation adéquate, l’équipe de Dennis dut tâtonner un moment avant de trouver l’arme parfaite : Alain Prost ! En effet, associé à la motorisation V6 Turbo Porsche, la dextérité hors du commun du pilote français propulsa l’enseigne de la firme au sommet des podiums sept fois de suite en 1984. L’année suivante et celle d’après encore, le génie français de la formule 1 porta encore l’équipe McLaren au-delà de leur limite en raflant les deux championnats d’affilée ! Et le florilège ne s’arrêta pas là, puisqu’en 1987, l’écurie rendra vert de jalousie tous ses adversaires en réunissant la dream team de la formule 1, à savoir les deux génies mondiaux de la vitesse : Prost et Senna ! Associé à la nouvelle motorisation Honda, cette équipe exceptionnelle propulsa une fois de plus McLaren au sommet de la gloire en lui offrant trois titres supplémentaires !
Au sommet de sa gloire, l’écurie ne pouvait que redescendre ! Une chute lente et douloureuse vers les affres de l’enfer qui s’annonça dès 1992 lorsque Honda tira sa révérence et décida de ne plus équiper les moteurs de formule 1 de l’équipe ! Le team ne sombra cependant pas tout de suite puisqu’elle réussit encore à encaisser ce coup dur grâce au génie de son pilote brésilien, Ayrton Senna qui leur offrit successivement cinq fois le podium en 1993 avec la nouvelle motorisation Ford ! La page noire quant à elle débuta à partir de 1994 et dura près de 4 ans ! En effet, il fallut attendre 1998 pour que McLaren remonte en selle et surmonte toutes ses difficultés en raflant tour à tour cinq des 6 premières courses de cette saison là grâce à la dextérité de ses deux nouveaux petits protégés : Mika Hakkinen et David Coulthard ! Un retour qui dura jusqu’en 2001 puisque malheureusement, cette année là la firme régresse une fois de plus avec le départ de l’une de ses stars : Hakkinen. Mais cette baisse de morale ne durera pas longtemps puisque McLaren se refera une santé éclatante à partir de la saison 2005 avec l’arrivée de Raikkonen dans l’écurie.
Mais ce retour détonnant fut stoppé net l’année suivante en 2007 : une année noire pour la firme britannique ! En effet, cette année là l’écurie fut accusée d’espionnage industriel envers son premier concurrent direct : Ferrari. Après un feuilleton judiciaire de toutes les peurs, McLaren s’en tirera plutôt bien et avouera à demi mot ses torts en organisant des excuses publiques à l’encontre de la Scuderria. Un geste qui sauva le team peut-être des affres de la justice mais qui ne l’aura pas empêché d’écoper d’une grosse pénalité qui lui fit perdre tous ses points du championnat de la saison. En 2008, l’écurie a repris des couleurs grâce aux prouesses de son nouveau poulain : le britannique Lewis Hamilton.
revenir en hautLes perspectives de McLaren pour 2009
Avec les nouvelles règlementations qui vont entrer en vigueur cette saison 2009, l’écurie McLaren, à l’instar de toutes les autres, est véritablement sur le pied de guerre ! En effet, pour satisfaire aux nouvelles exigences en matière d’aérodynamisme par exemple, l’équipe planche depuis déjà un bon bout de temps sur la manière de modifier la carrosserie en accord avec l’interdiction désormais de fixer des appendices améliorant le flux d’air pour dynamiser la vitesse ! A ce propos, les ingénieurs de McLaren sont déjà sur une piste qui permettra d’améliorer les structures d’écoulement de l’air par le biais d’un plancher spécialement redimensionné et redessiné ! Mais pour le reste, c’est encore « bouche cousue » ! Il faudra attendre la présentation officielle des monoplaces ce mois de janvier pour se rendre compte des nouvelles avancées technologiques que l’écurie a concocté pour affronter la saison. Quoiqu’il arrive, le poulain de la team, le britannique Lewis Hamilton donnera bien du fil à retordre à tous ses challengers cette saison d’autant plus qu’une dépêche vient de signaler que celui-ci sera épaulé par le finlandais Häkki Kovalainen.
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