Dans le coaching, le coach et le client sont sur un même pied d’égalité et il n’y a guère de relation de hiérarchie entre eux deux. En effet, le processus de coaching ne requiert nullement le fait que le coach ou l’accompagnant se place dans une position de supériorité face au client. Quant au mentorat, il s’agit pour le mentor d’« accompagner » la personne mais tout en adoptant une position hiérarchiquement supérieure par rapport au client qui doit donc subir l’accompagnement et suivre à la lettre les consignes. La thérapie ou psychothérapie fait également partie des formes d’accompagnement en vue d’un changement personnel ou professionnel. Cependant, bien que les techniques de coaching personnel utilisent aujourd’hui des méthodes psychologiques et philosophiques basées sur un changement par l’autonomie de la volonté et la dialectique socratique, le coaching ne doit toutefois pas être assimilé à ces méthodes.
Comment choisir son coach ?
La meilleure façon de choisir son coach est d’abord de savoir quel type de coaching vous désirez avoir. En effet, chaque forme de coaching est spécifique pour répondre à tel type de client (entreprise, individu, …). Lorsqu’il s’agit de coaching en entreprise ou business coaching, il s’agit alors de redynamiser les ventes et de reprendre le cycle de la croissance grâce aux formations en leadership d’entreprise. Dans le cadre du coaching de vie par contre, l’objectif est d’enseigner une nouvelle façon de vivre en approfondissant nos ressources propres et personnelles, à savoir la raison, la force de la volonté, l’autothérapie, … Quant au coaching sportif, il s’agit d’améliorer les performances sportives d’un athlète ou d’un amateur dans une discipline sportive donnée. Et pour ces tactiques de coaching, l’accompagnement peut se faire soit de façon individuelle, soit en équipe.
Quoi qu’il en soit, c’est le degré d’intensité du coaching qui sera à la base de l’efficacité de telle ou telle méthode : par exemple, un coaching dit « conseil » suffira si le besoin d’accompagnement est marginal. Dans ce cadre, l’accompagnant ou coach se bornera à transmettre à son client des connaissances. Par contre, dans le coaching dit « formation », le rôle du coach est plus poussé et il occupe la fonction de formateur en transmettant un savoir-faire concrètement applicable. Cette formule convient parfaitement au business coaching. Quant au type de coaching le plus abouti et le plus axé sur le « coaché », il s’agit de la méthode dite « pure » qui a l’avantage de puiser les ressources internes de l’individu (la volonté, la raison, …). Ainsi, pour être à même de bien choisir votre coach, il faut que vous évaluiez ses aptitudes à diagnostiquer les symptômes et la cause de votre problème, à concevoir clairement vos objectifs et à élaborer une méthode appropriée en vue du changement. Enfin, il faudra ensuite estimer l’ampleur du changement prévu.
revenir en hautLes techniques de coaching
Le socle commun des différentes méthodes de coaching repose sur des techniques fondamentales basées sur la psychologie, la psychanalyse, la maïeutique, l’analyse systémique. Mais la force et l’efficacité du coaching résident dans la combinaison de ces techniques éparses, alors même qu’une psychothérapie isolée ne saurait suffire. Bien qu’il s’en inspire et s’en sert, le coaching n’est pas une psychanalyse et doit s’en démarquer. Le coach doit tout de même avoir de solides connaissances en psychologie, mais sans pour autant faire de psychanalyse car la solution du problème doit être à la fois structurelle et interne et pas uniquement interne. En utilisant la psychanalyse, l’accompagnant guide le coaché vers une dialectique où le client doit parvenir lui-même à cerner la teneur de son problème et une fois que cela est fait, l’analyse transactionnelle devrait permettre de modifier la perception du coaché et lui faire comprendre qu’il a en lui des ressources personnelles qui peuvent faciliter la résolution du problème. La méthode systémique traite le problème dans son ensemble et aborde les relations qui s’établissent entre l’accompagnant et le client, et entre ce dernier et l’environnement global du problème. La méthode PNL, quant à elle, part du principe qu’on peut se parfaire intérieurement en adoptant un certain recul sur soi.
revenir en hautCoaching et règles déontologiques
Chaque coach professionnel doit respecter une déontologie car le client doit pouvoir s’assurer de l’intégrité professionnelle de l’accompagnant. Ce dernier est soit partisan d’une déontologie qui est celle d’une association de coachs telle que la FFCPRO ou partisan d’une déontologie qui lui est propre. En effet, les dangers sont nombreux car le coaching est loin d’être règlementé comme il se doit. Les Associations ou Fédérations de coachs ont alors tenté de pallier à cette lacune en instaurant un tronc commun de critères de compétence (en psychologie, en psychanalyse, en communication, …). Ce vaste domaine que représente le coaching ouvre ainsi la voie à de nombreuses supercheries de la part d’escrocs en tous genres, ou bien encore de véritables professionnels dépassent indûment le cadre de leur fonction de coach pour glisser vers la psychanalyse pure et dure. D’autant plus que l’autonomie qu’on essaie de faire gagner à l’individu grâce à l’accompagnement ne vient pas vraiment de lui si le rôle de coach est trop important. D’autre part, le coach est tenu à la plus grande confidentialité car l’ampleur du coaching (en entreprise par exemple) et la qualité du coaché peuvent se révéler dangereux en terme d’informations confessées : on peut par exemple citer le cas d’espionnage industriel.
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