La vie d’un couple n’est jamais exempte de petites disputes, mais ces désaccords dépassent parfois certaines limites et se transforment franchement en crime. Ainsi, il est bien plus que nécessaire de trouver des solutions appropriées et pérennes.
La violence conjugale, plus qu’un problème de couple
Ayant chacun sa personnalité et ses propres convictions personnelles, l’homme et la femme vivant en couple sont en permanence soumis à des conflits de moindre ou de grande importance. La façon de gérer ces problèmes entraînera le couple dans la spirale de la violence conjugale ou non. Si une communication saine et respectueuse s’installe, les disputes se règlent facilement, sans brutalité. Par contre, si les heurts s’amplifient et prennent d’autres proportions, la violence s’implante tacitement au sein du couple. Et dans la majorité des cas, c’est toujours la femme qui en est la victime. Ce qui pourrait très bien survenir à n’importe quel moment de la vie du couple et la forme de cette violence évolue rapidement. Au départ, elle prend la forme d’une violence psychologique qui est parfois minimisée par l’homme qui voudrait dominer mais aussi par la femme qui en est la victime. Puis, on commence par durcir sa position et les paroles plus blessantes accompagnées le plus souvent d’injures et d’insultes se multiplient. Ce sera ensuite au tour des objets de subir les crises de colère de l’homme avant qu’il ne se mette à frapper directement sa femme. Ces violences physiques peuvent aussi virer aux sévices sexuels pour se terminer en homicide ou suicide de la femme. Le stade du petit problème de couple est alors largement dépassé mais malheureusement la femme ne s’en rend généralement compte que très tardivement.
revenir en hautLa solution vient d’abord de la victime
Si l’homme justifie parfois son agressivité par d’autres problèmes, la femme, quant à elle, se sent coupable des malheurs qui lui arrivent. L’homme tend souvent à la culpabiliser et cette dernière prend tout sur elle. C’est la raison pour laquelle le nombre réel des femmes battues diffère des statistiques relatives à ce sujet. Beaucoup de femmes ne prennent pas encore conscience de leur état de victime et tentent tant bien que mal d’assumer en solitaire ce qu’elles estiment être leur responsabilité dans la violence de leur conjoint. Ainsi, la première solution contre la violence conjugale est la prise de conscience des victimes. Ce n’est que de cette façon que leur entourage, les organismes ainsi que l’Etat pourraient prendre connaissance des souffrances de chacune d’elles. Pour ce faire, il faudrait qu’elles fassent abstraction des sentiments profonds qui les animent, surtout l’amour qu’elles ont pour leur conjoint. Leur survie ainsi que celle de leur(s) enfant(s) doivent être une motivation suffisante pour y arriver. En effet, l’homme qui est déjà entraîné dans l’engrenage de la violence conjugale change rarement même si quelquefois, du statut de bourreau, il devient pour de courts instants un ange. Ces moments d’attention que les hommes apportent à leur femme rendent encore plus difficile la prise de conscience de ces dernières. Les femmes perdent en effet toute objectivité face aux regrets et promesses exprimés par leur conjoint. Pourtant, elles peuvent porter plainte auprès des autorités compétentes ou tout au moins aller à la rencontre de leur entourage ou des organismes spécialisés pour en parler dès les premiers signes de violence. Dans tous les cas, la meilleure solution qu’elles peuvent adopter est leur départ de leur foyer conjugal qui est tout à fait de leur droit. Dans l’optique de cette dernière décision et de toute autre action à venir, il est toujours préférable d’avoir un certificat médical attestant les sévices qui leur ont été infligés. Toutefois, pour ne pas perdre leur droit sur leur(s) enfant(s), elles doivent aussi les emmener avec elles, assurant aussi du coup la sécurité de ce(s) dernier(s).
revenir en hautLes solutions provenant des autres entités
Dans la lutte contre la violence conjugale, l’entourage des femmes battues a aussi un rôle important à jouer. Si la décision des actions à entreprendre appartient uniquement à chaque femme battue, un soutien objectif et inconditionnel doit être apporté par la famille et les amis à la victime. La prise de conscience de ces femmes battues est un premier pas vers la fin de leur supplice. Ainsi, il est primordial de les écouter et de les conseiller au mieux sur les diverses possibilités qui s’offrent à elles. Parmi ces solutions figurent les différentes associations et organismes qui apportent des aides et des conseils aussi bien sur le plan administratif et juridique, que sur le plan social et psychologique. De la même façon, de nombreux sites Internet proposent aussi leur aide aux femmes battues. Au niveau de l’Etat, des sanctions pénales existent par rapport aux violences conjugales. De longues procédures policières et judiciaires ont été adoptées pour sanctionner les maris qui ont été accusés par leur femme. Malheureusement, ces procédures n’aboutissent que très rarement. D’autre part, le numéro d’urgence 3919 a été mis en place pour conseiller les femmes battues. Mais le rôle de l’Etat ne devrait plus se limiter aux simples conseils avec la mise en place d’une loi cadre qui tiendrait compte de la prévention de ce genre de crime jusqu’à l’application effective des sanctions y afférentes. Les mesures comme la dotation d’un téléphone portable aux femmes battues sont aussi louables mais de telles solutions ne sont pas forcément appropriées aux situations de peur dans lesquelles vivent en permanence les femmes battues.
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