Le recours médical consiste en une intervention chirurgicale qui a pour but de fermer la paroi en remettant bien à leur place les viscères. Une telle intervention n’est pas sans risque, c’est la raison pour laquelle la prise en charge ne doit pas attendre, ni décaler si jamais on le détecte.
Étant des cas rares, et afin d’aider les parents qui en sont victimes ou ceux qui ont vécu cette expérience, plusieurs supports ont été créés. Parmi ces supports, le professeur Frédéric Bargy exerçant à l’hôpital Saint-Vincent de Paul de Rochereau, plus précisément au service de chirurgie néonatale et pédiatrique, a sorti en 2002 l’ouvrage encyclopédique « Le laparoschisis » édité par la maison Orphanet dont il est membre.
Le suivi prénatal
C’est donc lors de l’échographie à partir du deuxième mois et demi de grossesse qu’on peut diagnostiquer un problème de laparoschisis. A travers cette échographie, le gynécologue obstétricien reconnaît cette malformation par l’hypotrophie du fœtus mais surtout par l’épaississement et l’extériorisation des anses. Après la confirmation qu’il s’agit bien de laparoschisis, les professionnels médicaux effectuent différents examens et suivent de près l’évolution de la grossesse et de la maladie. Si lors de ces suivis, le médecin découvre une quelconque souffrance fœtale qui peut être aggravée par un oligo-amnios, il peut entamer tout de suite, en urgence, le déclenchement du travail pour accouchement ou une césarienne. Si le fœtus n’a pas encore atteint les termes minima de sa croissance pour que la mère accouche, l’autre alternative du médecin est de procéder à une amnio-infusion. Suite à l’accouchement, une délicate prise en charge néonatale immédiate est impérative.
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Il est recommandé de se rapprocher des centres spécialisés pour accoucher lorsque la laparoschisis est confirmée, cela afin de limiter au maximum les risques à prendre, que ce soit pour la mère ou pour le nouveau-né. En effet, immédiatement après la sortie du bébé du ventre de la mère, il doit être pris en charge par des spécialistes, c’est-à-dire qu’il sera amené dans le bloc opératoire, dans une enveloppe stérile à mi-corps, pour être réanimé et opéré. L’opération consiste à la remise en place des organes et à la fermeture pariétale de la partie latérale de l’ombilic par laquelle les anses se sont extériorisées. Il est possible que la fermeture immédiate ne soit pas instantanée, en ce sens elle doit s’accomplir de manière progressive. Pour ce faire, on fixe un silo en silastic au niveau des lésions, ce silo rétrécit chaque jour au fur et à mesure l’orifice. Un cathéter est mis en place pour alimenter le nouveau-né durant l’intervention et jusqu’à ce qu’il puisse se nourrir normalement. L’intervention est une réussite si le bébé est bien vif, ses organes fonctionnent normalement et les signes de cicatrisation sont infimes promettant un bon résultat esthétique. Mais il faut tenir compte que comme tout acte médical, des risques sont à encourir et il se pourrait qu’il y ait des difficultés que ce soit, au cours de la grossesse, durant l’accouchement au moment de la chirurgie et à la réanimation du bébé. Mais de nos jours, ces risques sont moins nombreux. Dans les pires des cas, le bébé peut mourir, notamment lorsque malgré la prise en charge, la laparoschisis s’est évoluée et qu’il présente des lésions ischémiques.
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