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Par contre, aucune ambiguïté n’est posée face à l’amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie des patients ayant choisi de faire une cure thermale. Par ailleurs, on ne peut négliger le facteur psychosomatique et psychique (stress physique et psychologique lié au rythme de vie) de certaines pathologies que seul un séjour au sein d’une station thermale peut atténuer sinon supprimer. La cure thermale est donc un moyen thérapeutique complémentaire face au traitement médical proprement dit. Elle atténue certains symptômes, en guérit d’autres, propose un traitement biologique sans effets secondaires indésirables.
Les troubles métaboliques tels le diabète insulino-indépendant et le surpoids, ainsi que les pathologies digestives hautes et basses peuvent faire l’objet de prescription médicale en cures thermales, d’autant plus que ces soins sont considérés comme de véritable thérapie médicale et sont remboursés par les assurances maladies.
Les maladies digestives et métaboliques traitables dans les stations thermales
Les maladies digestives les plus courantes sont représentées par les maladies œsogastriques, hépatobiliaires, et diverses allergies digestives ainsi que les gastrites et les colites. Les manifestations de ces troubles sont multiples : reflux gastro-oesophagien, aérophagies, douleurs abdominales, … La crise de foie est également assez fréquente se manifestant par une migraine sans signes annonciateurs et à retentissement digestif. L’hyperlipidémie (hypercholestérolémie) et le diabète dont le traitement n’est pas soumis à l’insuline représentent les maladies les plus fréquemment rencontrées dans les centres de cures thermales. Cependant, l’efficacité des cures thermales est retrouvée dans d’autres pathologies moins courantes.
Les autres pathologies ayant une indication thérapeutique aux cures thermales sont représentées majoritairement par les maladies digestives : les colopathies fonctionnelles, les dyspepsies, la maladie de Crohn ou colite inflammatoire, les lithiases et dyskinésies vésiculaires, les suites d’hépatites, les séquelles de parasitoses intestinales et les affections douloureuses ano-rectales.
revenir en hautLes soins thermaux des pathologies métaboliques et digestives
On retrouve les soins habituels, tels que les bains thermaux (général, avec ou sans massage), les douches (avec jet ou non) et la kinésithérapie (au sol ou en piscine). D’autres soins sont plus spécifiques à certaines pathologies digestives, dont la fangothérapie, l’entéroclyse et le goutte à goutte rectal (réservé surtout aux colopathies). Ces soins sont regroupés sous l’appellation de « soins externes ». Les soins internes sont destinés à « purifier » l’organisme de tous les excédents et toxines en stimulant leur élimination. La cure interne par la boisson thermale est la plus pratiquée, étant donné que l’eau thermale est une eau particulièrement riche en divers minéraux : magnésium, calcium, chlore, zinc, potassium…).
Les applications du thermalisme dans le cadre des pathologies métaboliques se font par le biais des douches (locale, ou générale par jets, ou pénétrante), les aérobains, les bains avec douche sous-marine et la cure de boisson thermale qui peut être poursuivie à domicile. Les massages et cataplasmes, ainsi que les bains de boue sont également pratiqués. Par ailleurs, les patients traités dans les stations thermales sont encadrés par des professionnels de la santé comprenant des médecins, des nutritionnistes, des kinésithérapeutes…, qui assureront le bon déroulement de chaque thérapie. La prise en charge médicale de la pathologie est donc une prise en charge multidisciplinaire puisqu’elle sera partagée entre le personnel de la station de cure et le médecin traitant.
revenir en hautLes contre-indications du thermalisme
De par la particularité de certains soins de cures thermales nécessitant une température plus ou moins élevée, une immersion prolongée, une mobilisation ou une kinésithérapie, une cure de boisson, etc., la contre-indication absolue est posée devant certaines pathologies comme l’hypertension artérielle instable, les rectocolites hémorragiques, la tuberculose, les gastrites d’origine microbiennes, un déficit immunitaire, une insuffisance cardiaque, une insuffisance respiratoire (Bpco), ainsi que les cholécystites chaudes.
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