Avec 166 000 employés, elle couvre 32 000 km de lignes, dont 14 800 sont électrifiées et 1 850 à grande vitesse. Le flux moyen de circulation qui s’élève à 14 000 trains par jour conduit à un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 17 milliards d’euros. Pour leur part, les autres activités du groupe, nécessitant l’emploi de 68 000 personnes pour contrôler plus de 650 filiales, permettent à celui-ci de réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre de 6 milliards d’euros. Lesdites activités sont principalement axées sur la gestion partagée de lignes ferroviaires avec des sociétés comme Eurostar et Thalys, la logistique et le transport routier de marchandises et de voyageurs au moyen d’entités comme Geodis et Keolis respectivement, les services de liaison maritime avec Sea France, l’ingénierie de transports, mais aussi le commerce par le biais du site Internet Voyages-sncf.com. Etant l’une des principales figures de l’entrepreneuriat public français, la SNCF conforte sa renommée par ses réalisations et ses performances, tout en ayant des perspectives à l’égard du contexte socio-économique actuel.
Les réalisations marquantes
Sur le plan du transport ferroviaire, la SNCF occupe une place d’honneur au sein de l’Union Européenne, après la Deutsche Bahn, par l’envergure de ses activités comme le démontrent les chiffres d’affaires évoqués plus haut. Elle se distingue également par ses idées novatrices en matière de techniques promotionnelles de vente. En effet, elle lance en décembre 2004 l’iDTGV, un nouveau système d’exploitation et de commercialisation des lignes à grande vitesse. Puis, le dernier trimestre de 2008 est marqué par la mise en opération du site Portailentreprises.sncf.com, un service de réservation et de règlement en ligne ciblant les entreprises de tous types, qui se caractérise par sa carte logée, un mode de paiement dédié.
Au niveau du groupe SNCF, la diversification des domaines d’activités, allant du transport à l’infrastructure, ainsi que la continuité de leur exercice, constituent des indicateurs d’un bon résultat économique général. Par ailleurs, Voyages-sncf.com, premier site marchand français, fait ses preuves depuis l’an 2003, durant lequel on a déjà enregistré un chiffre d’affaires avoisinant le demi-milliard d’euros, obtenu des trois millions de transactions sur les billets de trains, la location de voitures et l’hôtellerie. Notons enfin que le groupe s’était déjà constitué opérateur de télécommunication jusqu’en 2005, par le biais de Télécom Développement et de Cegetel.
revenir en hautLe contexte économique actuel et les perspectives
D’une manière générale, la politique économique adoptée par les pouvoirs publics tend vers une ouverture à la concurrence sur l’ensemble du continent européen. A cet effet, des dispositions légales sur le transport de marchandises sont déjà établies depuis 2003. Ainsi par exemple, une filiale du groupe privé Connex voit son premier train de marchandises circuler sur le réseau français en juin 2005, suivie de sept autres compagnies ferroviaires qui occupent 5 % du marché en 2007. Le transport de voyageurs est également en voie de soumission à des lois européennes prévoyant une ouverture analogue au début de l’année 2010. Par ailleurs, vu la diversité des moyens comme les transports routiers et fluviaux pour les marchandises, ou encore les transports aériens, l’intermodalité ravive encore plus la concurrence.
La SNCF n’est pas insensible à ce phénomène, la branche fret ferroviaire étant la plus touchée aussi, elle procède par des stratégies de relance, comme l’usage médiatique d’arguments d’ordre écologique penchant en faveur du ferroviaire, via l’éco-comparateur du site Voyages-sncf.com. En outre, la facilité d’accès et le confort de services sont toujours considérés par le groupe comme des critères de choix prépondérants pour la clientèle. L’idée d’une dématérialisation future des billets de train est alors en étude, afin de cibler essentiellement les voyageurs d’affaires.
revenir en hautLa SNCF et les relations sociales
Comme toutes les entreprises de grande envergure, et nationales de surcroît, la SNCF dispose de sa structure organisationnelle en matière de gestion des ressources humaines. Sur le plan de la gestion des conflits, un accord signé le 28 octobre 2004 existe entre la direction et les groupes syndicaux, dont l’objectif est de favoriser la négociation, et même de la rendre par la suite obligatoire, évitant ainsi le recours systématique à des mouvements de revendication plus virulentes, comme la grève. C’est un système préventif qui s’inspire du dispositif d’alarme sociale implanté au sein de la Régie Autonome des Transports Parisiens ou RATP. En outre, l’ensemble des salariés est soumis à un régime spécial de retraite réformé. On note la tenue de grèves massives en octobre et novembre 2007 au sein de l’entreprise, en signe de protestation contre la réforme de l’ancien régime spécial. Ladite réforme soutenait des points tendant à aligner les régimes spéciaux sur le régime général des salariés de la fonction publique. A la suite d’âpres négociations, la réforme a été établie à la fin de l’année, en tenant compte des adaptations jugées vitales par les revendicateurs.
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