A chaque choix ses particularités, mais trois cas constituent les effets attendus pour la pratique contraceptive, à savoir l’empêchement de l’ovulation, l’interdiction de la fécondation et l’impossibilité de la nidation. L’empêchement de l’ovulation est le résultat obtenu avec la prise des pilules. L’interdiction de la fécondation se produit quand on met un préservatif ou quand on utilise des spermicides. L’inhibition de la nidation et l’implantation de l’œuf dans l’utérus ne peuvent pas avoir lieu en utilisant par exemple un stérilet. Les moyens de contraception d’urgence offrent deux possibilités. Ainsi, on peut soit prendre les pilules du lendemain, soit poser le DIU ou Dispositif intra-utérin.
Le classement des méthodes contraceptives se fait selon leur nature, mécanique, naturelle, chimique, chirurgicale, etc. On a aujourd’hui des contraceptions toutes aussi spécifiques pour les hommes que pour les femmes. Cependant, celles des femmes présentent beaucoup plus de variantes appropriées à chaque situation contre seulement deux méthodes de contraception pour les hommes dont la dernière est encore en phase d’expérimentation : ce sont le préservatif masculin et la contraception hormonale masculine qui a été conçue dernièrement.
Les méthodes naturelles exigent un haut niveau de prise de responsabilité au sein du couple. Toutefois, ce sont les méthodes les plus difficiles à entreprendre en raison des diverses conditions qui s’y rattachent. Primo, la connaissance du mécanisme du corps de la femme est de règle ainsi que la maîtrise de l’instinct ou encore l’abstinence sexuelle pendant sa période de fertilité. Abstinence sexuelle signifie qu’il n’y a pas de rapport sexuel, donc pas de grossesse possible. La pratique de la sodomie où la pénétration vaginale est exclue, tout comme la masturbation réciproque ou la fellation, le retrait avant éjaculation ou le coït interrompu sont théoriquement efficaces mais apportent néanmoins la probabilité de mettre la femme enceinte car il se peut que les spermes entrent involontairement dans le vagin. L’autotest se base sur le calcul du jour probable d’ovulation et de repérer cette période en faisant un test urinaire dans le but de voir les taux hormonaux correspondant à l’ovulation. Cette méthode est efficace si le cycle est bien régulier et les jours d’abstinence se situent autour de la période fertile. On peut également avoir recours à la douche vaginale qui consiste au lavage du vagin. L’observation du cycle menstruel par le suivi des températures journalières est aussi efficace et consiste à tracer une courbe des températures relevées tous les matins à la même heure, avec un bon thermomètre de qualité fiable. Quand la courbe monte, la femme enregistre une hausse de 0,5°C de température et c’est normalement le jour de cette hausse que la femme doit s’attendre à l’ovulation : aucun rapport sexuel non protégé ne doit donc avoir lieu autour de cette date.
revenir en hautOn a plusieurs catégories de contraceptifs mais leur choix dépend des fins visées. Ainsi, la prescription de votre médecin ou de votre gynécologue dépend de divers critères. Les plus utilisées et plus connues sont les pilules auxquelles plus de 60% des femmes ont recours. Viennent ensuite l’implant hormonal, les spermicides, le diaphragme, la cape cervicale, les progestatifs injectables, l’anneau vaginal, le stérilet aux hormones et le patch ou timbre autocollant contraceptif. Pour les vasectomies et la ligature de trompe, on parlera plutôt de stérilisation et non plus d’une simple contraception car ces méthodes chirurgicales sont irréversibles et non temporaires comme les autres méthodes. Découvertes depuis 1960, les compositions et présentations des pilules ne cessent d’évoluer. Si elle était de 150 gammas à sa découverte, on en a aujourd’hui plusieurs gammes possibles. Les pilules à faibles doses sont autour de 20 gammas, les pilules à dosage moyen de 30 gammas et celles à forte dose de 50 gammas. Le choix de la contraception adaptée et adéquate à chaque personne dépend de son état de santé, de son âge (jeune de moins de 35 ans ou plus), de la fréquence des activités sexuelles et même du nombre d’enfants. Si la patiente est âgée de 35 à 45 ans, le médecin lui prescrira la pilule à dosage faible puisqu’elle est peu fertile. Les antécédents sanitaires de la patiente sont aussi à considérer avant la prescription du type de pilule à prendre. La pilule à dosage faible est aussi conseillée aux jeunes filles ayant une fréquence espacée de rapports sexuels et aux femmes qui allaitent. Les mères ayant un ou plusieurs enfants, avec une fréquence élevée de rapports sexuels, prendra la pilule à dosage moyen, renforcée par les préservatifs entre le dixième et le seizième jour et ce dosage intermédiaire s’adapte à la majorité des femmes. La pilule à forte dose est à base d’œstrogène et utilisée par les femmes qui viennent d’avoir un curetage. Celle à base de progestérone à forte dose sera à injecter, avec une efficacité de 90 jours. Il y a aussi le préservatif féminin, similaire au préservatif masculin, qui est très efficace pour prévenir les MST. Se posant avant le rapport au fond du vagin, il inhibe l’entrée des spermatozoïdes dans ce dernier. Les timbres contraceptifs, ou « patch autocollants » découverts récemment, se posent sur la peau de la poitrine ou sur une partie du corps, sauf sur les seins où il est interdit de les coller. Le renouvellement du patch se fait toutes les semaines mais son efficacité peut se prolonger jusqu’à 48 heures après son retrait. Ainsi, en cas d’oubli, aucun problème ne se posera même si la patiente ne se souvient du remplacement qu’au 9ème jour. Le stérilet sera placé par le médecin dans l’utérus et revêt une efficacité de 3 à 5 ans. Il est conseillé aux femmes ayant eu beaucoup d’enfants, tout en étant également adapté aux femmes de plus de 40 ans et empêche carrément la nidation. L’implant sous-cutané se présente sous forme d’un bâtonnet à insérer sous la peau du bras. L’implant est à base d’hormone progestative et sa durée d’efficacité s’étale sur 3 ans. Ayant un effet réversible, la fertilité est au rendez–vous dès que la femme enlève l’implant. L’anneau vaginal contraceptif, présenté sous forme d’anneau comme son nom l’indique, est une contraception à base d’hormone qui se pose au fond du vagin pendant 21 jours du cycle, la 4ème semaine sans anneau correspondant à la période des règles.
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La pilule contraceptive