Si vous parvenez à appliquer minutieusement les conseils contenus dans ce mini-guide, vous ne risquerez plus de commettre une erreur assez grave dans l’accomplissement de cette tâche répétitive.
Définition d’un bilan
Un bilan est un document comptable qui résume la situation patrimoniale de l’entreprise à une date donnée. On dit souvent qu’il s’agit de la photographie de la firme à cette date. On dresse le premier bilan de l’entreprise dès sa création : c’est le bilan d’ouverture. Ensuite, on élabore régulièrement un bilan à chaque clôture de l’exercice. C’est une obligation règlementaire mentionnée dans l’article 123.16 du PCG. Ainsi, pour une entreprise de ventes de biens ayant réalisé en une année un chiffre d’affaires de plus de 763 000 €, ou celle qui effectue des ventes de services de plus de 230 000 € en un an, le dressage des principaux comptes annuels incluant le bilan, le compte de résultat et les annexes est obligatoire … Mais à quoi sert exactement un bilan ? Ce principal état financier constitue un outil de contrôle sans équivoque vis-à-vis de ses tiers (banques, administrations...) et ses autres ayant-droits (propriétaires, actionnaires, …). Par exemple, chaque fois que les sociétés de petite taille négocient une transaction financière (emprunt entre autres) auprès des banques, celles-ci demandent avant tout la présentation de ce document afin de découvrir si la société est solvable, c’est-à-dire si elle serait capable de restituer à échéance le montant avancé, y compris les frais y afférent. Ainsi, il est nécessaire de présenter au moins deux bilans successifs de fin d’exercice afin de traduire l’évolution de l’entreprise sur deux années consécutives. Pour les entreprises d’une taille assez importante, le bilan peut être dressé plusieurs fois par année (3 fois par exemple) afin que les organes de contrôle interne puissent effectuer une vérification et une analyse régulière de la situation.
revenir en hautLes éléments du bilan
Le bilan est dressé sous forme de tableau en deux colonnes : l’actif ou les emplois (à gauche), et le passif ou les ressources (à droite). Dans l’actif, on enregistre les avoirs de l’entreprise à l’exemple des actifs immobilisés (terrains, immeubles, etc.), les actifs circulants (stock et en cours, créances, disponibles, …), etc. Quant au passif, on y mentionne les moyens utilisés par l’entreprise pour financer ces avoirs, c’est-à-dire ses fonds propres et ses dettes. Ils sont subdivisés en capital, réserves, subventions d’équipement, crédits (endettement financier et dettes d’exploitation, etc.). Le détail de ces éléments est à consulter dans le Plan Comptable et chaque entreprise choisit les rubriques qui correspondent à leurs activités afin de se conformer à la norme de montage du bilan.
revenir en hautMontage de son bilan
Une fois que tous les éléments du bilan cités précédemment sont relevés, nous allons y indiquer tout ce que possède l’entreprise. L’enregistrement des emplois se fait par ordre de liquidité croissante, c’est-à-dire qu’on met en premier les actifs immobilisés, puis les actifs circulants, etc. Sur la base de la colonne du passif, on ajoute les comptes de régularisations à l’actif. Passons maintenant au passif qui se définit comme étant le résumé de ce que doit l’entreprise à des tiers. Il doit être présenté par ordre d’exigibilité croissante. Les comptes de provision sont mentionnés au passif. Notons que le total des deux colonnes de l’actif et du passif doit toujours afficher le même chiffre. De même, le résultat de l’exercice (bénéfice ou perte), obtenu au bilan par l’écart entre le passif et l’actif, doit être le même que celui trouvé en compte de résultat.
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