Conséquence de certaines carences en oligoéléments comme le fer et le zinc ou encore de la prise de certaines formes de médicaments ou de traitements chimiothérapiques ou enfin de certains facteurs de prédisposition génétique, l’alopécie (la chute de cheveux) peut être particulièrement handicapante pour certaines personnes. Malgré la mise au point par les chercheurs de traitements médicamenteux appropriés pour en venir à bout, il est apparu que certaines catégories de chutes de cheveux comme l’alopécie andrégénogénétique (d’origine héréditaire), restait incurable par ces seuls procédés. C’est ainsi que la médecine esthétique s’est tournée vers le procédé des greffes capillaires pour offrir une autre alternative aux patients souffrant de calvitie précoce. Si ces techniques d’implants capillaires étaient réputées pour être assez hasardeuses il y a de cela quelque temps encore, aujourd’hui, il n’en est plus rien puisque désormais grâce aux avancées de la science et des techniques, ce genre d’intervention offre des résultats plus que probants.
Les implants capillaires : comment ça marche ?
Les implants capillaires, comme leur nom l’indique, nécessite la transplantation d’unités folliculaires (contenant un à deux cheveux) sur les zones dégarnies du crâne. Ces unités folliculaires sont en fait prélevées sur le patient lui-même pour offrir les meilleures chances de réussite. Ces prélèvements sont effectués au niveau de la « couronne », une zone située à l’arrière du crâne qui reste la plupart du temps et malgré la gravité des alopécies, largement couvertes par une chevelure abondante et résistante. Deux procédés sont utilisés à ce niveau pour récolter les greffons : le premier consiste tout simplement à découper une fine bandelette de cuir chevelu au niveau de la couronne pour pouvoir par la suite la disséquer en groupes d’unités folliculaires que le praticien implantera une à une sur les zones à traiter. Le second procédé quant à lui préconise plutôt le prélèvement un à un des follicules pileux pour éviter des traces cicatricielles importantes. Cette méthode surnommée FUE (Extraction d’Unités Folliculaires en français) est la dernière en date et se pratique aujourd’hui sans douleur grâce à l’avènement d’une nouvelle technique d’anesthésie. Une fois les greffons prélevés, le dermatologue va alors pouvoir passer aux différentes étapes de la transplantation.
revenir en hautLes différentes phases de l’intervention
Il faut savoir qu’avant de penser à tout type d’intervention, le patient doit avant tout se soumettre à une consultation préalable auprès d’un dermatologue certifié afin que ce dernier puisse jauger de la nécessité et de l’opportunité d’une greffe de cheveux pour soigner son alopécie. De plus, si l’intervention est confirmée, le patient devra faire part de ses attentes précises au médecin afin que celui-ci puisse envisager le mode opératoire adéquat à sa situation. A l’issue de cette phase de consultation, le médecin devra impérativement fournir un devis précis au patient concernant l’intervention sans oublier de lui faire part des risques opératoires qui peuvent survenir. Après un délai de réflexion de 15 jours obligatoire, l’intervention pourra enfin s’effectuer sous réserve du respect scrupuleux de différentes étapes.
Ainsi, dans un premier temps, il sera recommandé au patient de ne pas appliquer sur les cheveux situés au niveau des zones de prélèvement ni des teintures chimiques, ni des crèmes » ou autres lotions capillaires. Des précautions qui devront être observées au minimum deux semaines avant l’intervention. Par ailleurs, dans un souci esthétique, pour éviter de découvrir les cicatrices dues au prélèvement plus tard, les praticiens recommandent la plupart du temps à ce que le patient laisse pousser suffisamment sa chevelure. Une fois le jour "J" arrivé, l’alimentation devra être surveillée de près aussi puisque, en général, plusieurs produits comme l’alcool ou la cigarette sont scrupuleusement interdits ainsi que certaines catégories de médicaments qui fluidifient le sang comme l’aspirine.
Une fois l’opération entamée, le praticien s’évertuera d’abord à prélever au niveau de la couronne les follicules pileux qui lui seront nécessaires pour la greffe. Une opération effectuée bien évidemment sous anesthésie locale. Cette première phase de l’intervention proprement dite nécessitera environ une demi-heure. Dès que les greffons sont prélevés, le praticien passera alors à l’étape suivante en adaptant chaque follicule à leur fente d’implantation. Une opération d’orfèvrerie qui nécessitera une dextérité accrue de la part du praticien pour sculpter une à une les racines des implants. Une fois les greffons ajustés, le dermatologue procèdera alors à des micro-incisions sur la zone cible sous anesthésie locale pour « planter » les follicules prélevés. La transplantation proprement dite pourra alors enfin avoir lieu. Toutefois, au cours de l’opération, le praticien prendra bien soin à ce que les cheveux transplantés soient fixés dans la même direction que ceux de la chevelure existante. C’est l’étape la plus longue de l’intervention puisqu’elle peut prendre facilement trois bonnes heures.
L’opération terminée, plusieurs recommandations post-opératoires devront être observées par le patient pour le succès de celle-ci. Ainsi, il est généralement conseillé d’éviter pendant quelques semaines le port de tout type de couvre-chef, en particulier les casquettes. La pratique de sport intense ou encore les séances de bain de mer ou de piscine sont aussi à proscrire. Si elles sont suivies à la lettre, ces recommandations assureront un succès total à l’intervention. Toutefois, il faudra attendre 8 à 10 mois avant que le follicule ne produise les premiers cheveux. Sachez enfin qu’une opération d’implants capillaires reste assez onéreuse puisque cela peut coûter entre 4000 et 5000€ en moyenne et n’est remboursée ni par la sécurité sociale ni par les mutuelles.
revenir en haut

