La chasse au canard continue de donner un réel plaisir aux chasseurs qui aiment déjouer la prudence de ces volatiles et reste sûrement l’une des chasses les plus répandues en Europe pour sa simplicité et l’importance des sites de chasse disponibles.
Bien que le canard soit un animal relativement facile à chasser, ce volatile requiert un minimum de préparation et le type de chasse choisi doit être adapté aux différentes caractéristiques de l’environnement. Il existe ainsi différentes formes de chasse au canard. Après avoir repéré un plan d’eau assez large (une centaine de mètres de diamètre) pour accueillir les canards sauvages, il est important de préparer le terrain et de déterminer la zone de chasse.
Les différentes formes de chasses
Il existe plusieurs formes de chasse aux canards. En premier lieu, il y a la chasse devant soi ou chasse à la botte qui consiste à se mettre le plus près possible des bords d’un plan d’eau et attendre l’envolée des canards pour viser et tirer la cible en plein vol. Ce type de chasse s’applique surtout pour le cas du canard barboteur. Il faut alors suivre le mouvement d’envol du canard avant de l’abattre.
Ensuite, on a la chasse à la passée qui se pratique dans la pénombre, soit avant le coucher du soleil, soit juste avant le lever du jour. De préférence accompagné d’un chien pour retrouver le gibier d’eau, la chasse à la passée profite de ces moments où les canards effectuent leur envol. Il est alors possible d’armer son fusil et de faire un tir aérien pour toucher un canard. Pour ces chasses de nuit, des hutteaux sont souvent installés, ce sont des constructions mobiles qui permettent de ne pas trop s’exposer au moment de tirer.
Enfin, il y a la chasse à la hutte, à la tonne ou au gabion, l’appellation peut varier d’une région à une autre, mais le principe reste le même. La subtilité de cette chasse réside dans le parfait camouflage que le chasseur doit arborer pour stationner aux abords des marais sans que les canards puissent se douter de quoi que ce soit. Il s’agit de construire une cache fixe qui se fonde parfaitement dans le paysage pour observer sans être vu. Par ailleurs, la cachette doit avoir un angle de vue et un angle de tir suffisamment dégagés sur le marais pour ne pas rater les canards. Cette forme de chasse est alors plus adéquate pour la chasse au canard plongeur qui ne s’envolera pas de sitôt. A moins que le plan d’eau ne soit en contrebas, l’angle de tir sera pratiquement au raz de l’eau. Certains chasseurs utilisent leur propre embarcation camouflée pour être au plus près de la cible en toute discrétion, le moindre faux pas, le moindre bruit risquent d’alerter les canards.
revenir en hautL’utilisation de divers accessoires pour attirer la proie
L’utilisation d’appelants, qui sont des canards vivants élevés dès leur naissance dans des parcs, est fréquente et même indispensable pour attirer les oiseaux migrateurs à se poser sur un plan d’eau. Les appeaux sont de moins en moins efficaces car les canards sauvages ne sont pas assez en confiance pour rester tranquille dans un nouvel environnement. En plus de ces appelants, il est possible d’ajouter des blettes ou faux canards pour donner l’illusion que le plan d’eau est très fréquenté par les canards et donc ne présente pas de risque vu le nombre et le calme qui y règnent.
Durant les chasses de nuit où la visibilité est quasi nulle, les canards sont moins prudents et les chasseurs moins repérables. Ces derniers se servent ainsi des appelants comme repère et écoutent leurs chants qui préviennent l’arrivée ou non des canards sauvages.
Il existe deux types d’appelants à savoir les longs cris qui permettent d’appeler de loin les canards sauvages et les courts cris qui incitent les canards à rester tranquillement sur le plan d’eau. Il est à noter que les appelants sont attachés grâce à une bague fixée à leurs pattes pour éviter qu’ils ne s’envolent avec les canards sauvages.
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