En procédant à l’achat d’une voiture de collection à l’étranger, on peut escompter faire de bonnes affaires et en plus, une plus large gamme de choix est offerte. Les transactions s’effectueront soit par initiative personnelle, soit en faisant appel aux services d’un mandataire. Il faudra donc inclure dans ses calculs le coût de déplacement pour aller chercher la voiture et la ramener, sinon les honoraires du mandataire dans le cas échéant, pour bien voir si cela vaut le coût côté finances, ou s’il est préférable d’acheter en France. La zone euro offre des opportunités d’achat de voitures de collection, mais faire des recherches en dehors des frontières européennes est également envisageable. Toutefois, il faut faire attention en choisissant cette dernière option, car l’acquéreur n’est plus sous la protection des législations en vigueur au sein des pays membres de la CEE.
Comment s’y prendre et quel modèle de voiture de collection acheter à l’étranger ?
Avant de partir chercher votre auto ancienne à l’étranger, mieux vaut au préalable lire la presse spécialisée et s’informer auprès des associations et des clubs, surtout la Ffve (Fédération Française des Véhicules d’Epoque). Les notions de base ainsi acquises vous seront d’une précieuse aide pour faire votre choix une fois sur place. Pour acheter, vous pouvez aller dans les ventes aux enchères ou vous adresser à des vendeurs professionnels tels les dépôts-ventes ou les spécialistes de marque. Soyez vigilant et attentif en observant l’état des véhicules, pensez à comparer et n’hésitez pas à marchander. Prenez aussi contact avec des particuliers via Internet ou les petites annonces. Vous augmenterez ainsi votre chance de trouver la voiture de collection de vos rêves.
Ne vous laissez pas séduire par certains prix dérisoires. Parfois, les pièces de rechange, très rares puisque retirées de la fabrication, y sont pour quelque chose. Ceci n’est pas vrai pour le cas de la 2CV, vu qu’en plus de son prix plus qu’abordable, les pièces détachées sont encore largement fabriquées. Les marques Audi, BMW, Porsche ou Mercedes-Benz produisent également des pièces détachées d’origine pour leurs modèles anciens même si ces véhicules ne sont plus fabriqués dans leurs chaînes de production. Parmi les voitures de collection en vogue en ce moment, les « nouvelles anciennes » comme la Simca 1100, les première R5 et VW Golf, la Citroën CX, la R8 Gordini, la Peugeot 406 ou la Saab 900 déclenchent des passions. Ceux qui en ont les moyens peuvent s’intéresser aux modèles rares, donc beaucoup plus chers, tels les Panthéon, les Ferrari, les Bugatti, les Ford T ou les Panhard.
Sachez aussi que plus une voiture est ancienne ou en mauvais état, plus il vous faudra débourser pour sa restauration. Avant d’acheter, renseignez-vous donc sur les habitudes de son ancien propriétaire. Attardez-vous davantage sur la carrosserie pour voir si les phénomènes de corrosion ne sont pas trop avancés. Prévoyez un endroit protégé et sec pour parquer le véhicule une fois chez vous. Sachez aussi qu’il est nécessaire de rouler régulièrement avec une voiture de collection car plus elle reste longtemps sans bouger, plus elle se dégrade.
revenir en hautDémarches à suivre pour le rapatriement d’une voiture de collection
On peut soit ramener sa voiture soi-même, soit payer un mandataire pour le faire. Si vous optez pour la première option, une condition est requise : il faut parler la langue du pays de destination. Etant donné qu’il ne s’agit pas d’un véhicule neuf, il ne vous sera pas demandé de payer la Tva une fois votre voiture de collection parvenue sur le sol français. Toutefois, il vous incombera de réunir vous-même tous les papiers administratifs nécessaires pour le rapatriement de l’auto. Sachez qu’en procédant ainsi, en plus de la livraison du véhicule, vous devrez débourser une somme supplémentaire pour le frais de transport et de séjour. La démarche implique aussi que vous y consacriez une part de votre emploi du temps, ainsi que de votre énergie en matière de négociation et de règlement des formalités administratives. Pour ceux qui ont un emploi du temps chargé, il est donc plutôt conseillé de faire appel à un mandataire.
Le mandataire lui est en fait un intermédiaire. Ce professionnel se charge de faire les recherches à votre place, de réunir toute la paperasse pour une transaction effectuée dans les règles et de vous remettre la voiture clés en main. Généralement, la commission va dans les alentours de 10 % du coût du véhicule. La prudence est néanmoins de rigueur quant au choix d’un mandataire car ce genre de métier est un terrain de prédilection des arnaqueurs. Vérifiez que la société est inscrite au registre du commerce avant de vous engager. Faites en sorte que le coût total incluant tous les taxes, les options, ainsi que le délai de livraison soient clairement stipulés dans le contrat. Ce dernier ne devant pas excéder les deux semaines. Prévoyez d’y inclure des sanctions s’il y a retard de livraison ou non respect des autres clauses du contrat. Assurez-vous aussi d’être remboursé en totalité en cas d’annulation des transactions ou de litige grave.
Lors de la réception de votre voiture, vérifiez la présence de tous les papiers, incluant la facture d’achat. Et puis, étant donné que vous voulez acquérir une voiture de collection, faites en sorte que le représentant du mandataire possède des connaissances dans le domaine. En lui communiquant le genre de véhicule recherché, soyez le plus précis possible. Une fois qu’il l’aura trouvé, demandez au mandataire de vous transmettre un maximum d’information sur le véhicule et son état, quitte à ce qu’il vous envoie une photo par e-mail.
revenir en hautLes législations en matière de voiture de collection
Selon les législations en vigueur, une voiture est dite de collection si sa date de première mise en circulation remonte à plus de 30 ans passés et si seulement 2 % des exemplaires produits sont encore en circulation. Cette ancienneté ne la dispense pas des contrôles techniques obligatoires.
Le Centre européen des consommateurs offre toutes les informations utiles sur les modalités d’achat de véhicules dans l’Union Européenne. L’ouverture des frontières au sein de la CEE dispense les marchandises des droits de douane. Il est aussi bon à savoir que la disposition du 24 octobre 1997 est applicable sur toute voiture achetée dans un pays de l’Union. Depuis cette date, les véhicules disposant d’un certificat de conformité communautaire n’ont plus à passer par le service des Mines.
Avant d’acheter, vérifiez bien que tous les papiers sont en règle. Une fois en France, sachez qu’une carte grise spéciale est délivrée aux véhicules de collection. En plus des éléments nécessaires à une immatriculation classique, il faudra payer 50 € de frais de dossier pour cette carte grise. Le contrôle technique de moins de 6 mois n’est demandé car au vu de sa qualité, la voiture de collection qui a reçu une carte grise n’est plus tenue de passer par aucun contrôle dans le futur. Avant 2009, ce type de véhicule ne pouvait circuler que dans le département d’octroi de la carte grise et les départements limitrophes, mais aujourd’hui, cette restriction géographique est levée.
La loi stipule qu’une voiture de collection doit être préalablement assurée avant son rapatriement. Voici quelques noms parmi les assureurs spécialisés : Clavel, Thérond, ICC, Bailly. En général, la cotisation est inférieure à celle d’un véhicule d’usage courant étant donné que le propriétaire n’est supposé conduire sa voiture de collection qu’occasionnellement. L’une des conditions pour souscrire est ainsi que l’assuré possède une voiture classique qui est déjà assurée et qu’il utilisera évidemment pour ses trajets quotidiens. Normalement, pour assurer une voiture de collection, il faut avoir plus de 25 ans, posséder un permis de conduire depuis au moins 3 ans et ne pas être responsable d’aucun accident de la circulation au cours des deux années passées.
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