La réalisation d’un jardin aquatique, un ouvrage particulier à concevoir avec rigueur

Réaliser un jardin aquatique
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Un bassin est un réservoir d’eau renouvelable muni d’une alimentation et d’un écoulement, creusé dans le sol et solidement bâti pour le protéger de toute fuite, de toute infiltration, de toute agression d’origine végétale ou animale ainsi que de toute détérioration chimique ou contondante. La réussite d’un jardin aquatique réside dans l’observance de règles précises tant dans la conception que dans la mise en œuvre des techniques et des matériaux aptes à non seulement finaliser sa réalisation, mais aussi à en assurer un fonctionnement durable.

La décision de construire un bassin fait partie de la réalisation d’un jardin aquatique dont le bassin constitue l’ossature et le centre d’intérêt et ce, dans la mesure où non seulement il intègre des éléments aussi différents dans leur nature que sont la végétation, les matières minérales, l’eau et des espèces du règne animal pour créer une entité distincte de leur nature d’origine. Dans les lignes qui suivent sont décrits les aspects conceptuels et de réalisation matérielle d’un bassin dans le cadre d’un jardin aquatique.

les aspects conceptuels

Conçu et construit pour à la fois plaire au regard et charmer l’esprit, un bassin est destiné également à recevoir dans son eau des êtres vivants en majorité des poissons de petite et moyenne taille, rarement de grand acabit comme l’esturgeon ou la tortue aquatique. En ce qui concerne son aspect visuel, sa forme a intérêt à éviter de revêtir des contours anguleux et abrupts pour emprunter la forme arrondie mais élancée du haricot, par exemple. Même s’il doit s’intégrer dans un espace entouré de bâtiments et souvent d’arbres et arbustres, son emplacement doit être choisi de tel façon à se situer à un endroit visible des fenêtres, pergolas ou des patios pour le plaisir des yeux, à recevoir chaque jour de 5 à 6 heures de soleil, mais à échapper aux feuilles d’arbres sèches en période de chute saisonnière de ces dernières et à l’intrusion racinaire des plantes avoisinantes. Il faut en particulier veiller que les conditions de la réalisation du bassin garantissent à ce dernier une longue vie de fonctionnement et à ses propriétaires une admiration sans cesse renouvelée. Enfin, le choix très étendu des matériaux et des techniques de réalisation du corps du bassin sur le double plan de la solidité, de l’étanchéité, ainsi que de l’efficacité des systèmes d’amenée, de filtration et d’évacuation d’eau, laisse perplexe tant sur leur nature que sur leur coût de réalisation. Le meilleur moyen d’éviter toute mauvaise surprise est de se fier aux conseils des spécialistes même si cela peut coûter plus cher, la cherté étant souvent garantie d’efficience dans un domaine spécialisé où toute improvisation peut mener vers une ruine matérielle et morale inextinguible.

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Les données matérielles de réalisation

Sur la base des choix conceptuels murement réfléchis et soupesés sous tous les aspects, vous serez à même à la fois par vous-même ou accompagné des spécialistes de réaliser le jardin aquatique de vos rêves. Pour ce qui est de l’emplacement, vous pourrez affiner votre choix, en évitant un sous-sol humide ou pollué ou trop chargé en matières en décomposition comme les marécages et les cuvettes ainsi que les nappes phréatiques afin d’éviter leur remontée éventuelle si vous n’installez pas de drains.

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Le terrassement et la végétalisation

Les travaux de terrassement doivent établir à 1.50m la profondeur du bassin afin de stabiliser sur toute l’année la température de l’eau, prévoir 4 paliers d’installation des plantes aquatiques ligneuses, les algues à vertu épurative devant évoluer à leur guise sur tous les recoins du bassin. Sur le choix des matériaux d’étanchéité, il faut se confier au conseil des spécialistes et ne pas lésiner sur le coût mais privilégier la solidité et l’efficacité telle la bâche CPDM dont la durée de vie peut aller jusqu’à 50 ans. Il en est de même des feutres de protection des bâches et des barrières en polypropylène contre les racines rampantes des arbres environnants et des galeries des taupins ou des rats. Quand à la végétalisation du bassin, elle se base sur une proportion de 1/3 en végétaux oxygénants tels les nymphéas complétés par des plantes de berges et de lagunes, en évitant de remplir les fonds des paniers de plantation avec un terreau riche mais de terreau aquatique ou de pierres de lave. Il faut enfin éviter de déposer sur le fond du bassin de la terre végétale et des galets.

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La mise en eau et l’empoissonnement

La mise en eau doit être effectuée de préférence avec celle du robinet ou d’un puits dont l’eau aura été contrôlée. Les provenances inconnues ou par pompage en rivières et autres plans d’eau ne protègent pas des pollutions ou des composés chimiques divers qui pourraient déséquilibrer le PH du bassin et sa teneur en différents sels (nitrate, phosphate etc...). La température de l’eau du bassin doit se stabiliser entre 5 et 25°C, le long de l’année, les autres faits ou éléments entrant en ligne de compte dans la surveillance de la qualité de l’eau sont le fonctionnement 24h/24 et 7j/7 du dispositif de filtration, lequel doit utiliser des bactéries filtrantes pour être efficace, l’absence de produits chimiques dans les environs du bassin et l’interdiction de changer complètement ou de nettoyer mécaniquement l’eau du bassin et ce, pour ne pas briser l’équilibre du biotope établi au bout de plusieurs mois de réalisation. Enfin, l’empoissonnement d’un bassin se fait avec principalement des espèces aquatiques longtemps choisis, croisés pour leur coloris diversifié et chatoyant et leur adaptation séculaire à des milieux plus restreints que leur habitat naturel, comme les carpes koï et les poissons rouges. Les ides sont les espèces les plus généralement choisies pour peupler un bassin, auxquelles on peut associer des plus gros poissons comme l’esturgeon. Quant aux tortues aquatiques, elles ne concourent pas de façon heureuse au succès d’un bassin parfaitement réussi. Mais rien n’empêche de peupler votre jardin aquatique avec des espèces locales comme les rotengles, les bouvières, les perches soleil ou les carrassins.

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