Il n’est plus à rappeler que la nutrition constitue l’une des plus grandes préoccupations de la planète, l’agriculture et l’agroalimentaire faisant partie des volets nécessitant de nos jours une meilleure gestion que par le passé. A cet effet, une considération plus ouverte des ressources de la biosphère est incontournable, en vue de mettre en oeuvre des techniques de production qui tiennent réellement compte de tous les phénomènes impliqués.
En quoi consiste le métier d’ingénieur agronome ?
Principalement, l’ingénieur agronome est considéré comme le premier acteur de développement de tous les produits liés à l’agriculture et à l’agroalimentaire d’un côté, et de tous les systèmes vivant dans leur environnement de l’autre. Pratiquement, il se charge de la conception, de l’élaboration et du suivi de la mise en oeuvre des moyens techniques destinés à augmenter, qualitativement et quantitativement, le rendement des produits agricoles, tout en préservant un équilibre environnemental du milieu, essentiellement au moyen de la protection de la nature. Avec ses connaissances biologiques et ses compétences pratiques largement suffisantes, il lui incombe d’allier efficacement sa créativité aux potentialités agricoles, écologiques, mais aussi sociales et économiques des lieux. Ainsi, étant un pont entre la science et les pratiques agricoles, il doit être un bon manager, capable de gérer avec méthode et rigueur les ressources présentes, tant matérielles qu’humaines, par le biais de plannings de production et budgétaires adéquats. Egalement, son sens de la communication doit être accru, en vue d’encadrer et de dynamiser toutes les personnes concernées, et en conséquence, de répondre aux exigences d’un résultat optimisé. En résumé, un ingénieur agronome est un haut cadre polyvalent, tant dans le domaine des sciences agricoles, environnementales et économiques, que sur le plan des relations humaines.
revenir en hautLes atouts d’un ingénieur agronome
Sur le plan professionnel, le très vaste domaine des productions agricoles assure un avenir plus que prometteur pour y étendre toutes les potentialités des sciences agronomiques. Les débouchés pour cette carrière sont ainsi larges, que ce soit sur le territoire national que dans les autres continents. Le diplômé pourra alors intégrer les administrations en tant que cadre, les établissements d’enseignement supérieur publics en tant qu’enseignant-chercheur, ou le secteur privé en tant qu’industriel. Concernant les rémunérations, un débutant perçoit approximativement un salaire mensuel de 1 500 euros, pour toucher environ 4 000 euros en fin de carrière. D’un autre côté, et ce à cause surtout de sa polyvalence, le métier nécessite une grande disponibilité en temps et de la mobilité. Aussi, il peut ne pas convenir à des prétendants qui présentent des handicaps au niveau des prédispositions sus-citées.
revenir en hautLes formations disponibles pour devenir ingénieur agronome
Dans l’Hexagone, de nombreuses écoles sont destinées à la formation d’ingénieurs agronomes, avec éventuellement leurs spécificités respectives, notamment dans les domaines de recherche. On peut citer comme lieux de formation, à titre d’exemples, l’Institut National d’Agronomie ou INA de Paris-Grignon, et les Ecoles Nationales Supérieures d’Agronomie ou ENSA de Massy, Montpellier, Nancy, Rennes et Toulouse. Généralement, ces écoles permettent l’intégration des nouveaux étudiants, d’une part par voie de concours, à savoir le concours A pour les candidats issus d’une deuxième année de classe préparatoire, avec comme spécialité la biologie, le B pour ceux issus d’un DEUG, et le C pour les originaires d’une classe préparatoire post-BTS, et d’autre part par admission sur titre, essentiellement pour les sortants d’un IUT. L’accès au niveau M1 ou bac + 4 est aussi envisageable dans certains établissements, moyennant une inscription du candidat auparavant dans une autre école d’agronomie et la pertinence de sa spécialisation. Le niveau de sortie étant le M2 ou bac + 5, le diplôme est obtenu en suivant l’un des trois types de formation, à savoir l’initiale, la continue et la formation par apprentissage. Sommairement, le cursus de l’étudiant mène d’abord à l’acquisition de connaissances et de compétences techniques, socio-économiques et humaines consolidées par un très haut niveau de formation scientifique en biologie, nouvelles technologies et socio-économie. Il dote également le futur diplômé de méthodologies et de démarches à la fois conceptuelles et opératoires, pour qu’il soit apte à appréhender et à résoudre des problèmes complexes de natures diverses, particulièrement liés à son domaine de spécialisation, mais aussi à formaliser un projet professionnel personnel ou PPP. Enfin, on note que la plupart des écoles suivent le schéma de formation LMD et obtiennent l’accréditation du système ECTS.
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