Porte ouverte sur la France, mais également sur l’Europe (il se trouve en première position en matière de trafic aérien sur le plan européen), l’aéroport Charles de Gaulle accueille tant les vols nationaux qu’internationaux, avec des compagnies tel : Air France, Fedex ou encore Brit Air. Étant l’un des plus grands aéroports européens, « Roissy » est également un pôle économique majeur pour la région Ile-de-France, avec plus de 85 000 emplois. Toutefois, l’éloignement géographique de l’aéroport engendre un flot continu de véhicules, une étude montrant que 90 % des employés doivent utiliser un véhicule particulier pour atteindre l’aéroport, engendrant un problème écologique. Ainsi, l’aéroport suscite actuellement d’incessante polémique.
Les infrastructures
Sur le plan des infrastructures, l’aéroport est composé de trois terminaux au design particulier, inspiré des années 1970 pour les terminaux 1 et 2, d’une zone hélicoptère ainsi que d’une zone d’affaires. Le passage de l’aérogare de Roissy 1 vers les divers satellites destinés à l’embarquement est facilité par l’existence de tapis roulants couverts. Les voyageurs peuvent profiter des installations de base tels que les restaurants, les infirmeries, les galeries marchandes, les aires de jeux pour enfants, les banques et les distributeurs automatiques de billets, les bureaux de poste, les parcs de stationnement, etc. Citons au passage les stations de taxis et les agences de locations de voitures qui contribuent à rendre l’aéroport plus accessible.
Autre infrastructure, cette fois d’un usage plus particulier : la Z.A.P.I 3, ou « zone d’attente pour personnes en instance ». Cette zone, située en bordure des pistes, accueille les personnes dont l’accès au territoire français a été refusé, ainsi que les demandeurs d’asile politique en attente d’une décision du gouvernement. Zone de quarantaine, sous la juridiction du juge de grande instance de Bobigny, seule la Croix-Rouge ainsi que l’Anafé sont autorisés à y entrer, procurant leur aide aux « maintenus ». En janvier 2008, une Z.A.P.I 4 a été ouverte pour répondre à la grande affluence des personnes ‘en instance’.
revenir en hautExtension et polémique
Disposant d’un immense terrain, divers projets d’extension de l’aéroport ont vu le jour, notamment le projet de centre commercial Aéroville en 2007. Autorisé en 2008, ce projet devrait donner naissance à 2 500 emplois supplémentaires.
Autre projet, celui du « World Trade Center » à ne pas confondre avec les deux tours jumelles, tristement célèbres du 11 Septembre 2001, qui donnera lieu à la création de 1 370 emplois.
Certes, pôle économique pour la région Ile-de-France ainsi que pour les populations des alentours, l’aéroport reste quand même, l’une des principales causes de pollution du territoire. En premier lieu et directement liée à l’activité de l’aéroport, vient la pollution sonore, les avions survolant à moins de 1 000 mètres d’altitude les zones urbaines d’Ile-de-France. Exemple frappant de cette pollution : la désertion du vieux village de Goussainville. Pour pallier ce problème hautement dérangeant pour les habitants, un vaste projet d’insonorisation des maisons a été lancé par ADP. Il est à rappeler que depuis 1989, un plan d’exposition au bruit, restreignant les zones d’habitation a été déjà établi pour maîtriser le problème.
En second lieu, l’aéroport pose un problème écologique, dû au trafic routier et aérien assez important. D’autre part, une extension des activités de l’aéroport, notamment par la création de l’Aéroville serait nuisible au commerce des villes alentours -concurrence oblige !– et alourdirait encore plus les problèmes de circulation.
Aéroport d’avenir, disposant d’un potentiel d’expansion énorme, tant sur le plan des infrastructures que sur le plan commercial, l’aéroport Charles-de-Gaulle est en passe de devenir le plus important des aéroports du monde. Toutefois, la proximité de zone de population très dense est, jusqu’à aujourd’hui, un obstacle sur le chemin de ce géant.
revenir en haut

